Lili Bulle : les 10 astuces contre la procrastination.

Et voici enfin venu le moment tant attendu :  Lili Bulle vous livre ses 10 astuces contre la procrastination.

1 . Mettez en place des rituels guerriers avant de vous atteler à une tâche déplaisante.

Tous les sportifs et les artistes mettent en place des rituels avant d’entrer dans l’arène, faites de même. Inventez-vous un cri de guerre personnalisé pour vous motiver avant d’accomplir une action que vous êtes tenté de remettre au lendemain.

2. Arrêtez les « to do list », elles ne servent qu’à vous mettre la pression. Avancez plutôt à petits pas !

Si vous avez déjà lu beaucoup d’articles relatifs au sujet, vous avez constaté qu’il est courant de conseiller d’établir des listes « À FAIRE » pour lutter contre la procrastination. C’est faux ! Ces listes n’aident absolument pas les anxieux. Au contraire. Faites une liste de ce que vous êtes censé faire, puis rayez tout ce qui n’est pasurgent à la journée, jusqu’à ne conserver que 2 ou 3 actions. Faites-les dans la journée et recommencer le lendemain, jusqu’à ce que vous soyez plus à l’aise dans votre gestion du temps.

Rappelons qu’il est parfaitement normal de remettre au lendemain ce qui n’est pas urgent.

Avancez pas à pas, ne vous engloutissez pas sous une pression inutile.

« Un petit pas pour l’homme, un grand pas contre la procrastination » – Lili Bulle, le 6 octobre 2015.

3. Pensez à vous féliciter comme il se doit, après avoir accompli une tâche déplaisante. 

Les procrastinateurs anxieux sont prompts à se faire des reproches, ils culpabilisent beaucoup. Et ils oublient de se féliciter. N’oubliez pas d’être fiers de vous quand vous accomplissez une action qui vous semble difficile, même si vous avez l’impression que ce n’est pas grand chose. Félicitez-vous ou demandez qu’on vous félicite ! Cessez de vous flageller, la culpabilité entretient le sentiment d’insécurité qui alimente la procrastination. Acceptez d’être fier de vos réalisations !

4 -Ne faites qu’une seule chose à la fois ! 

La mode est au « multitasking » mais très peu de personnes sont opérationnelles en faisant plusieurs choses à la fois. À vouloir tout faire en même temps, vous vous dispersez et vous prenez le risque de ne rien finaliser, ou de tout faire de travers, et de devoir tout refaire par la suite. Sans compter que vous vous fatiguez inutilement.  Apprenez à séquencer vos taches ! Concentrez-vous sur une seule chose à la fois !

Tout faire en même temps, ne vous apportera que de l’insatisfaction et donc plus de raisons de procrastiner.

5 – Comptabilisez votre temps de procrastination !

Comme évoqué plus haut, faire des « To do list » ne servira qu’à vous stresser davantage, par contre établir une liste de ce que vous avez fait au lieu de travailler, vous permettra de mieux contrôler le temps que vous perdez. Il ne s’agit pas de vous culpabiliser, simplement de faire un constat. Aujourd’hui, vous avez perdu 3 heures, si vous avez pris du retard, il faut y remédier.

Vous avez parfaitement le droit d’être fainéant, mais ce doit être un choix. Si vous vivez dans la culpabilité, c’est qu’au fond de vous, vous n’êtes pas un vrai fainéant. Alors assumez de vous mettre au travail !

6 – Choisissez mieux comment passer votre temps !

Vous avez vraiment besoin d’une pause. Candy Crush vous fait de l’oeil… Ne cédez pas à la tentation, optez pour une activité créative qui délivrera de la sérotonine dans votre système nerveux et fera baisser votre stress, plutôt que de rester sous l’influence de la dopamine. La procrastination est une habitude. Il en va de même pour la créativité. Faites un dessin ! Écrivez un poème ! Mettez-vous à la musique ! À la danse ! Quitte à vous distraire, soyez actif !

L’enfant en vous a besoin de s’amuser, acceptez cet état de fait. Mais occupez-le correctement (ne le laissez pas trainer devant la télé), offrez-lui des activités qui lui permettront de se calmer.

Après une activité créative, vous vous sentirez mieux et fin prêt à vous mettre au travail.

Voici maintenant 3 astuces en fonction de votre profil : créatif, anxieux ou désorganisé. 

7 – Pour les créatifs : Très souvent les profils créatifs ou « penseurs innovateurs » attendent le dernier moment pour se mettre à la tâche, c’est le syndrome du dos au mur. Votre cerveau est accroc à la dopamine et vous avez besoin d’un niveau de stress élevé pour passer à l’action. Vous attendez le déclic. Cessez de culpabiliser ! Vous êtes ainsi, vous n’y pourrez rien. Considérez plutôt les heures que vous croyez perdre comme une prise d’élan. Les créatifs sont réputés pour pouvoir accomplir une très grande quantité de travail dans un laps de temps très court. Pour mobiliser une telle énergie, il leur faut un niveau élevé de stress. Vous êtes un sprinter, vous pouvez battre des records. N’hésitez pas à vous lancer des défis pour augmenter votre motivation et induire le fameux déclic.

8 – Pour les anxieux : Très souvent, les anxieux sont très perfectionnistes, c’est d’ailleurs ce qui les différencie dans leur créativité des penseurs innovateurs. Ils procrastinent parce qu’ils ne se sentent pas à la hauteur de leurs propres exigences. Apprenez des profils « NTP » (cf tests psychotechniques MBTI), n’ayez pas peur d’expérimenter, d’improviser. Personne n’est tenu à la perfection du premier coup. Prenez plaisir à apprendre de nouvelles choses. Soyez plus polyvalent et vous verrez que la perfection passe après le plaisir de faire.

9 –  Pour les désorganisés : vous avez du mal à estimer le temps que vous prendra une activité et vous ne parvenez pas à tenir vos délais ou à vous mettre au travail à temps, apprenez à mieux évaluer la durée d’une activité. Consultez vos collègues ou chronométrez-vous. Tenez un journal ou un agenda pour garder trace du temps passé sur certaines activités que vous avez du mal à estimer. Pour ceux qui sont systématiquement en retard, n’hésitez pas à multiplier le temps estimé par deux.

10 – N’y pensez pas – Faites-le !

La procrastination touche plus souvent les gens intelligents (bonne nouvelle) parce qu’ils pensent trop avant d’agir. Arrêtez de vous prendre la tête ! Dès que vous commencez à tirer des plans sur la comète, à envisager des scénarios alambiqués : STOP… AGISSEZ !

En outre, vous éviterez le surmenage.

Si votre propension à procrastiner vous gêne dans votre quotidien, consultez un coach qui vous aidera à déterminer votre profil et à changer vos habitudes.

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Ciao – Ne Bullez pas trop !

Procrastination / Mécanisme de Défense ou Le Grand Méchant Loup, le petit chaperon rouge et ses madeleines de Proust !

 

ChaperonRouge
Plus malin que le loup ?

Bonjour Lili bulle. Nous nous ne sommes pas vu depuis longtemps. Qu’avez-vous fait pendant tout ce temps ?

LB : Je vous vois venir. Non, je n’ai pas procrastiné ! Je travaillais sur un scénario de jeu vidéo abordant les enjeux de l’Intelligence Artificielle. Je suis désormais en phase de finalisation, je peux enfin répondre à vos questions.

Vous n’auriez pas pu faire les deux !

LB : Non, le délai imparti ne me l’autorisait, j’ai dû prioriser et vous en avez fait les frais.

D’accord. Et de quoi allez-vous nous parler aujourd’hui ?

LB : Je vais aborder la place des émotions dans la procrastination anxieuse notamment en vous parlant de la notion de mécanisme de défense.  À votre avis, quelles sont les émotions que tentent de juguler la procrastination ?

… L’anxiété ?

LB : Si je vous comprends bien, vous procrastinez parce que vous êtes anxieux. Vous remettez au lendemain parce que vous avez peur, c’est ça ?

Oui, bien sûr ! J’ai peur d’appeler mon banquier car je sais d’avance qu’il ne sera pas content de moi, donc je remets au lendemain. C’est parfaitement logique !

LB : Logique ? Laissez-moi vous dire qu’il n’y a rien de logique dans votre analyse du point de vue des émotions. La peur est une émotion dont la vocation est de vous mettre en action. Imaginons que vous vous promeniez dans les bois et que vous tombiez nez à nez avec le loup. Si comme vous dites, vous en avez peur, vous conviendrez avec moi que la réaction normale est de le fuir.

La procrastination est une fuite. C’est évident !

LB : Que pensez-vous d’une fuite qui vous ramène toujours face au loup, petit chaperon rouge ?

Je vous remercie de ne pas me servir vos comparaisons désobligeantes…

LB : Vous n’avez pas répondu à ma question. Que vous inspire le loup ?

Il me fait peur évidemment ! 

LB : Alors pourquoi restez-vous à lui faire la conversation en dégustant vos madeleines de Proust ?

Il n’y avait pas de madeleines dans le panier du petit chaperon rouge !

LB : Je vais répondre à la question à votre place puisque vous ne voulez pas vous y pencher sérieusement. Vous ne fuyez pas parce que le loup ne vous fait pas peur.

Le loup est un menteur !

LB : Vous ne fuyez pas parce qu’au lieu d’avoir peur, vous culpabilisez et vous restez donc à lui faire la conversation pendant des heures, vous serez même amené à l’inviter à manger si vous continuez à culpabiliser.

Je ne vous comprends absolument pas, Lili bulle !

LB : Imaginons que le loup représente votre Surmoi et votre panier, la procrastination et vos madeleines de Proust, les activités dans lesquelles vous vous plongez quand vous remettez au lendemain. Vous vous promenez tranquillement dans les bois et vous tombez sur le loup au détour d’un sentier. Si vous en aviez peur, vous seriez censé prendre vos jambes à votre cou… c’est-à-dire vous ruer sur votre téléphone pour appeler votre banquier. Mais au lieu de ça, vous consultez le contenu de votre panier, tombez sur vos madeleines de Proust, vous en mangez une, puis deux, puis trois, puis dix … au lieu de réagir. Tandis que vous vous goinfrez de vos madeleines de Proust sous les yeux du loup, vous avez quand même conscience de sa présence et vous culpabilisez de ne pas être capable de le regarder en face et de faire ce que vous devriez faire. Par le biais de la procrastination, vous transformez la peur en culpabilité. La peur est censée vous faire agir, la culpabilité, elle, vous paralyse.

Pauvre petit chaperon rouge, il va finir dans le ventre du loup !

LB : Il y a peu de chances. La procrastination est un mécanisme de défense. Qu’est-ce qu’un mécanisme de défense ? Il s’agit d’un processus de défense élaboré par le Moi contre le Surmoi. Ces mécanismes psychiques interviennent en cas de conflit interne entre le Moi et le Surmoi et préservent le Moi de la pression du Surmoi, c’est-à-dire de la sentence du juge interne. Les mécanismes de défense visent à renforcer le Moi face au Surmoi quand il nous méjuge. Il existe des mécanismes de défense qui remplacent le ressenti d’une émotion par une action, par exemple l’agression physique ou verbale quand le Surmoi pourrait nous juger coupable, et d’autres qui à l’inverse remplacent une action (faire face à l’adversité et prendre le risque d’échouer) par un ressenti : la culpabilité. La procrastination est donc la conséquence d’un Moi qui se défend contre le Surmoi.

J’ai perdu le fil par rapport au Petit Chaperon Rouge…

LB : Le Petit Chaperon Rouge, c’est votre moi, et le loup votre surmoi. Le Surmoi vous fait peur, il est censé vous obliger à vous comporter en fonction du principe de réalité. Quand vous n’êtes pas à la hauteur, il vous le fait savoir en vous dévorant tout cru, mais votre petit chaperon rouge a appris à se soustraire au jugement du loup en utilisant ses madeleines de Proust. Dans d’autres cas, il aurait pu vous apprendre à agresser autrui quand votre Surmoi vous met un peu la pression, vous avez de la chance !

Comment faire pour échapper au loup … Non, pour échapper au Petit Chaperon Rouge… euh non, comment faire pour appeler le Banquier ?

LB : Ayez le courage de vous montrer à la hauteur. Ce n’est pas votre Surmoi qui est trop fort, mais votre moi qui est un peu raplapla. Vous pourriez vous dire par exemple : « Mon Surmoi veut que j’ai peur des conséquences de mon manque d’actions, je ne veux pas avoir peur, je dois donc agir ! » Et si cela ne suffit pas, vous pourriez ajouter :  « Si je ne le fais pas, mon Surmoi va me juger. Et à la place de la peur, il va m’infliger tout un tas de tourments, il me murmura à l’oreille que je ne suis qu’un faible petit Moi indigne de sa confiance. Il me dira que je manque d’amour propre… et il entamera chaque jour un peu plus ma confiance. À partir d’aujourd’hui, au lieu de lui jeter mes madeleines de Proust à la figure pour l’amadouer, je lui démontre que je peux courir plus vite que lui. Je suis aussi fort que le Grand Méchant Loup ! »

Je ne me sens pas aussi fort que le Grand Méchant Loup !

Pourtant vous passez votre temps à l’embobiner ce pauvre loup, il doit se sentir bien incapable…  Et il vous le fait sentir !  Affronter la peur au lieu de culpabiliser. Et pensez à jeter votre panier, vous courrez plus vite !

D’accord. Quand se revoit-on, Lili Bulle ?

LB : À la semaine prochaine. Ciao, ne bullez pas trop !

Lili Bulle vous fait part de l’une de ses bonnes résolutions.

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Si vous procrastinez à cause du stress… ayez le réflexe concentration et visualisation !

Les exercices de concentration et visualisation sont très efficaces pour faire baisser le stress. Ils permettent de se recentrer et donc de se ressourcer.

Pour fêter cette nouvelle année, le coach Lili Bulle vous propose un exercice de concentration et visualisation proche de la méditation.

Parmi les bonnes résolutions de cette nouvelle année, vous pourriez décider de prendre 10 minutes par jour pour apprivoiser un papillon.

Si, si, si, c’est possible !

Voici donc un exercice intitulé le vol du papillon… Mobilisez votre imagination pour vous sentir mieux.

Commencez par regarder la vidéo une première fois, puis laissez-vous guider par la voix.

Lili bulle vous souhaite une bonne chasse au papillon ! Et surtout… après cet exercice quotidien, mettez-vous au boulot !

Ne bullez pas trop !

Vache qui rit ne rumine pas…

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Bonjour Lili bulle, vous avez passé de bonnes vacances ? 

LB : Je n’ai absolument rien fait. J’ai végété tranquillement devant « Walking dead », histoire de me vider la tête.

Je suis content d’apprendre que vous vous êtes reposé. De quoi allez-vous nous parler aujourd’hui ? 

LB : Je vais vous parler de la rumination mentale.

La rumination mentale ? Qu’est-ce donc ?

LB : Vous est-il déjà arrivé de ruminer la même idée pendant des heures, voire des jours entiers ?

Ça m’est arrivé effectivement… 

LB : Avez-vous noté que plus vous ruminez une idée, plus elle devient aigre ? Prenons un exemple. Vous vous êtes levé du mauvais pied ce matin et en conséquence tout vous paraît compliqué. La simple idée d’avoir à affronter une réunion de service vous met dans l’angoisse. Vous commencez à échafauder des scénarios catastrophes, vous vous faites des films, vous dramatisez. Vous commencez par envisager le pire au sujet de votre réunion de service, puis la contagion se propage au rendez-vous qui suit, puis à celui d’après. De mauvais souvenirs concernant vos rendez-vous clients vous assaillent. Vous vous retrouvez pris dans une tornade d’idées anxiogènes, des idées qui tournent à toute allure dans votre esprit. Pris dans la force centrifuge, vous ne parvenez plus à vous raisonner. Vous ruminez… Vous ruminez… Vous régurgitez une pâte toujours plus gluante et acide, mais vous vous obstinez à la mâcher.

Vous m’écoeurez !

LB : Si cette pâte est si dégoutante, pourquoi ne pas la régurgiter une bonne fois pour toute ?

Vous me donnez envie de vomir. 

LB : Je conviens que vomir n’est pas agréable, mais ce serait pourtant la solution.

Comment vomit-on une idée ? 

LB : Tout simplement en vous posant la bonne question. Vous ruminez parce que vous avez peur, mais au lieu de vous intéresser à cette peur, vous l’intellectualisez, vous collez tout un tas d’idées noires sur une émotion négative dans l’espoir de lla museler. Bien évidemment au lieu de vous aider à dominer votre peur, ce processus l’entretient et vous vous retrouvez englué, incapable de penser à autre chose. Si au lieu de ruminer vos scénarios catastrophes, ces conséquences hypothétiques qui ne deviendront peut-être jamais réalité, vous vous intéressiez à la cause de votre peur, que se passerait-il ?

Je n’en ai aucune idée.

LB : Vous pourriez enfin passer à autre chose, aller gouter l’herbe qui pousse un peu plus loin. Vous ruminez des idées dans l’espoir d’avaler une émotion. Cela ne vous paraît-il pas stupide ?

Si vous le dites.

LB : Vous devez régurgiter cette émotion une bonne fois pour toute. Attention, je ne vous dis pas de la vomir aux yeux du monde, ce qui pourrait entrainer de futures ruminations afin d’avaler la honte qui s’en suivra, il vous faut le faire proprement. Quand vous ruminez, vous devez déjà prendre conscience que vous angoissez, et ne pas craindre d’identifier la cause de cette peur. Vous devez en tenir compte. Une peur n’est jamais complètement irrationnelle. Elle a toujours une cause, un sens. De quoi avez-vous peur ?

Mais je n’en sais fichtre rien !

LB : Reprenons notre exemple. La première idée qui vous est venue au réveil concerne votre réunions de service. Vous nourrissez donc des craintes en rapport avec le déroulement de cette réunion. Une fois que vous avez fait ce constat, cessez de ruminer et commencez à raisonner. Vous craignez que cette réunion se passe mal, au lieu d’imaginer comment elle pourrait mal se passer, réfléchissez plutôt au pourquoi. Je poursuis avec mon exemple. En réfléchissant un peu, vous vous rendez compte que votre collaboratrice Laurence vous a adressé un mail hier, vous annonçant qu’elle n’aurait pas le temps de remplir son reporting. Vous savez également que Catherine, elle, aura rempli consciencieusement son tableau, mais qu’elle va se plaindre comme à son habitude de la taille et de l’ordre des colonnes, que Julien aura lui aussi complété les informations le concernant, mais qu’il critiquera les résultats de l’équipe, pensant que c’est en critiquant qu’on avance et que bien sûr Laurent se rendra compte durant la réunion qu’il s’est trompé de tableau. En fait, vous avez peur car vous sentez poindre le psychodrame. Vos collaborateurs vont s’énerver, perdre un temps précieux sur un tableau censé rendre compte de leur activité passée. Et vous allez perdre patience.

Quelle bande d’abrutis ! 

LB : C’est bien, vous avez régurgitez votre émotion, il vous faut maintenant apprendre à la faire proprement. Au lieu d’angoisser, ce qui vous mènera directement au psychodrame, désamorcez la bombe. Soyez plus indulgent avec vos collègues et avec vous mêmes. Prenez conscience que ce reporting agace tout le monde,et que chacun à sa manière personnelle de vous le faire savoir. Faites savoir vous aussi ce que vous en pensez, en restant factuel. « Nous allons maintenant passer au reporting, une perte de temps pour nous, mais une nécessité pour la Direction. Je vous écoute. » Quand vous maîtriserez l’art du désamorçage, vous serez alors apte à plaisanter, en évitant toute fois le sarcasme qui ne ferait qu’envenimer la situation : « Nous allons maintenant passer au reporting, Courage ! Je vous écoute. »

Il suffit donc de prendre en compte l’émotion pour se raisonner. 

LB : Oui, il faut la nommer, puis convertir une émotion négative en émotion positive. Vous angoissez. Pourquoi ? Et une fois que vous avez identifié la cause de cette peur, plaisantez-en. L’humour et le rire sont des armes efficaces contre la peur. Vache qui rit ne rumine pas.

Au fait, quel est le rapport avec la procrastination ?

LB : La rumination mentale est une des causes de la procrastination anxieuse. Bon, je vous laisse, je dois lancer un nouveau blog traitant de l’intelligence émotionnelle. Maintenant que j’y pense, j’aurai peut-être dû l’intituler « Vache qui rit » Trop tard, je l’ai déjà mis en ligne !

Je vous dis donc à bientôt, Lili Bulle. 

LB : Ciao, ne bullez pas trop !

Procrastination et productivité : qui part en retard court plus vite !

Speedy_Gonzales

Bonjour Lili Bulle, de quoi allez-vous nous parler aujourd’hui ?

LB : Je vais vous parler du rapport entre procrastination et productivité.

Ouille… je crains que le résultat ne soit pas en faveur des procrastinateurs…

LB : Evidemment quand on pense à la procrastination, on imagine une personne inactive, molle, fainéante, indigne de confiance, oisive, avachie sur son canapé…

Vous y allez un peu fort !

LB : Peut-être mais c’est malheureusement ce qui vient à l’esprit d’un grand nombre de gens, y compris les procrastinateurs eux-mêmes qui comme vous le savez souffrent parfois d’une estime personnelle au raz des pâquerettes. Pourtant des études démontrent qu’en ce qui concerne les profils créatifs, la procrastination n’est pas inversement proportionnelle à la productivité. Bien au contraire. Chez les créatifs, qui procrastine travaille beaucoup plus et mieux que les autres !

Je ne vous crois pas. Comme d’habitude, vous exagérez !

LB : Pas du tout. Comme je vous l’ai déjà expliqué, les créatifs attendent le déclic pour se mettre au travail. En attendant ce déclic, ils ne restent pas inactifs, ils font des tas de choses sans rapport apparent avec ce qu’ils seraient censés faire. Chez les créatifs, notamment les profils (NP – cf MBTI), la force de travail et la capacité de concentration est très au-dessus de la moyenne. Ils travaillent par a-coups, en déployant une énergie et une concentration très importante, ce qui leur permet d’accomplir en très peu de temps ce qui prendrait plusieurs heures à d’autres profils. Afin de déployer une telle énergie, il leur faut parvenir au niveau de stress nécessaire, ils attendent donc le dernier moment pour s’y mettre. Ce type de profils travaille soit à un rythme effréné, soit se distraie, il n’existe pas de mode intermédiaire. En cas de surcharge, ces profils sont capables d’abattre un travail phénoménal, par contre si la charge est normal, ils auront tendance à se laisser vivre en attendant de pouvoir travailler à leur rythme. En fait, leur productivité est très au-dessus de la moyenne. Ils ne sont pas à l’aise avec  le rythme de croisière et supportent très mal la routine.

Ils procrastinent parce qu’ils sont trop rapides ?

LB : Exactement. Pour expliquer la procrastination des profils créatifs, je fais souvent la comparaison avec un sprinter dans ses starting blocks. Notre sportif de haut niveau attend qu’on lui donne le départ, il trépigne, il s’agite, mais il ne fait rien à part mobiliser son énergie en vue du départ. A vos marques ! Prêt ! Partez !  Un créatif qui procrastine peut en fin de journée avoir accompli la même quantité de travail, voire plus qu’un autre individu travaillant à un rythme régulier. Et si on considère seulement les moments productifs, la productivité du créatif peut se révéler 2 à 3 fois supérieure aux autres profils. En résumé, même s’il part en retard et batifole sur la route, le lièvre franchira la ligne d’arriver avant la tortue !

Ah… Pourtant rien ne sert de courir, il faut partir à point, non ?

LB : Pour un créatif, ce serait plutôt : qui part en retard court plus vite ! Bon, sur ce je vous laisse, il me reste 5 minutes pour écrire un article de blog. Andale ! Andale ! Ariba ! Ariba !

À bientôt, Lili Bulle. 

LB : À bientôt. Ciao, ne bullez pas trop !

De la différence entre procrastiner et faire une pause : KEEP COOL !

COOL

Bonjour Lili Bulle. De quoi allez-vous nous parler aujourd’hui ?

LB : Je vais vous expliquer la différence entre procrastiner et faire une pause.

Excusez-moi, mais je pense que tous vos lecteurs savent faire la part des choses.

LB : Si c’est si simple, je vous écoute.

Je prends une pause quand je prends une pause et je procrastine quand je remets au lendemain les taches qui me dérangent. 

LB : Donc si je vous comprends bien, il m’est impossible de remettre au lendemain simplement pour faire une pause.

Tout à fait. 

LB : Admettons que vous manquiez d’entrain et qu’au lieu de travailler, vous passiez votre temps sur Facebook. Ça vous est déjà arrivé ?

Quelques fois.

LB : Vous vous êtes senti coupable ?

Oui, bien sûr.

LB : Si je vous dis qu’il arrive à tout le monde de manquer d’entrain, vous me croyez ?

Bien sûr.

LB : Et que font les gens quand ils sont fatigués et qu’ils manquent d’entrain ?

Ils font une pause ?

LB : Effectivement. Que penseriez-vous de quelqu’un qui refuserait de s’accorder une pause et qui passerait son temps à se dire « tu dois travailler ! » tout en ne parvenant pas à se mettre au travail ?

Je me dirais qu’il procrastine.

LB : Et si je vous disais que cette personne ne parvient pas à lâcher, qu’elle manque d’indulgence envers elle-même, vous en penseriez quoi ?

Comme d’habitude, vous exagérez !

LB : Imaginez-vous que vous êtes crevé, que vous n’arrivez plus à vous concentrer… Vous faites une partie de Candy Crush, si vous prenez la chose sainement, après deux ou trois parties, vous êtes en mesure de vous remettre au travail. Par contre, si vous commencez à culpabiliser parce que vous ne travaillez pas, la pause n’est pas bénéfique, et vous entrez dans le cercle vicieux de la procrastination : « J’ai besoin d’une pause, mais je refuse de me l’accorder, je la prends quand même, mais je culpabilise, mes 10 minutes de pause se transforme en 2 heures de cauchemar ». Ça vous dit quelque chose ?

Oui.

LB : Optez plutôt pour le cercle vertueux : « je m’accorde une pause parce que j’en ai besoin, je ne culpabilise pas et je peux me remettre au travail en toute sérénité. ». Même si vous êtes en retard ou surchargé de travail, vous devez vous accorder des pauses. Ne pas accepter cette évidence, ne fera qu’aggraver le problème. KEEP COOL ! Vous en pensez quoi ?

J’en pense qu’il est vrai que j’ai du mal à m’autoriser des pauses.

LB : Voilà. La prochaine fois, dites-vous que vous êtes crevé et que vous méritez une pause, vous verrez que vous ne vous en porterez pas plus mal. Je suis fatiguée, si vous me l’autorisez, j’aimerais faire une pause.

Faites-donc, Lili Bulle. Vous n’avez pas besoin de mon autorisation.  À bientôt !

LB : Ciao. Ne bullez pas trop !

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Défier la procrastination aux jeux de hasard !

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Bonjour Lili Bulle. De quoi allez-vous nous parler aujourd’hui ?

LB : Laissez-moi vous annoncer une grande nouvelle !

Bien sûr. Vous m’avez l’air très enthousiaste. Que vous arrive-t-il ?

LB : J’ai gagné au jeu de dés contre la procrastination.

Vous avez gagné une partie de dés ! C’est très bizarre.

LB : Pas tant que ça. La procrastination peut s’envisager comme un désir d’éviter à tout prix une ou plusieurs contraintes au bénéfice d’activités plus ludiques, surtout chez les créatifs qui supportent mal la routine. Les créatifs ne remettent pas au lendemain uniquement parce qu’ils ont peur, mais parce que sans pouvoir se l’expliquer, ils estiment que ce n’est pas le moment. Ils attendent le fameux déclic.

Je ne vois pas où vous voulez en venir.

LB : Admettons que vous deviez faire le point avec votre banquier. L’idée ne vous emballe pas trop car vous savez d’avance ce qu’il va en résulter : vous allez vous faire souffler dans les bronches. Vous vous figurez la situation ?

Assez bien.

LB : Imaginez maintenant que vous deviez également appeler votre comptable pour lui annoncer la mauvaise nouvelle.

Arrêtez ! Vous me stressez…

LB : Convenez qu’il y a de fortes chances que vous remettiez au lendemain si on vous laisse faire.

Oui.

LB : Dans la mesure où vous pouvez décider de remettre au lendemain, rien ne vous empêche de le faire, n’est-ce pas ?

Oui.

LB : Et si vous remettiez votre destin entre les mains du hasard ?

Comment ça ? 

LB : Pair  : vous appelez votre comptable. Impair : vous appelez votre banquier. Double : vous appelez votre comptable et votre banquier. Double 6 : vous remettez au lendemain !

Ça a marché ?

LB : Oui. J’ai commencé par un nombre pair, j’ai dû appeler mon comptable qui m’a supplié d’appeler mon banquier, et comme je n’avais plus le choix, j’ai donc appelé mon père pour qu’il me prête de l’argent, puis j’ai appelé mon banquier pour lui annoncer que le problème était réglé.

Et si vous aviez tiré un double 6 ?

LB : J’aurais remis au lendemain. Mais vous admettrez qu’en laissant les dés décider à ma place, je diminue mes chances de remettre au lendemain. Bon, je dois vous laisser, j’ai une partie de Monopoly à terminer !

Vous jouez contre qui ?

LB : Contre la procrastination.

Vous gagnez ?

LB : Je suis en voie d’acquérir la rue de la paix, ce qui signifie qu’ensuite je pourrai me reposer sur mes lauriers.

Je vous dis donc à Lundi, Lili Bulle. Bonne chance !

LB : Ciao. Ne bullez pas trop !

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Lundi 12 octobre – 10 astuces contre la procrastination !

Le lundi 12 octobre, Lili Bulle vous révèlera 10 astuces contre la procrastination. Elle vous en a déjà confié trois dans l’article précédent, en voici trois autres :

4 -Ne faites qu’une seule chose à la fois ! 

La mode est au « multitasking » mais vous n’êtes pas une pieuvre, à vouloir tout faire en même temps, vous vous dispersez. Vous vous fatiguez inutilement. Vous partez dans tous les sens et n’accomplissez finalement pas grand chose. Apprenez à séquencer vos taches ! 

Tout faire en même temps, ne vous apportera que de l’insatisfaction et donc plus de raisons de procrastiner.

5 – Comptabilisez votre temps de procrastination !

Comme évoqué dans l’article précédent, faire des « To do list » ne servira qu’à vous stresser davantage, par contre, établir une liste de ce que vous avez fait au lieu de travailler, vous permettra de mieux contrôler le temps que vous perdez.

Vous avez parfaitement le droit d’être fainéant, mais ce doit être un choix. Si vous vivez dans la culpabilité, c’est qu’au fond de vous, vous n’êtes pas un vrai fainéant. Alors assumez de vous mettre au travail !

6 – Choisissez mieux comment gaspiller votre temps !

Vous avez vraiment besoin d’une pause. Candy Crush vous fait de l’oeil… Ne cédez pas à la tentation, optez pour une activité créative ! La procrastination est une habitude. Il en va de même pour la créativité. Faites un dessin ! Écrivez un poème ! Mettez-vous à la musique ! À la danse ! Quitte à vous distraire, soyez actif !

L’enfant en vous a besoin de s’amuser, libérez-le ! Soyez créatif !

Vous vous sentirez mieux ensuite et fin prêt à vous mettre au travail.

A lundi – Ciao – Ne bullez pas trop !

Lundi prochain : 10 astuces contre la procrastination !

Lundi prochain, le 12 octobre, Lili Bulle vous proposera  ses 10 astuces contre la procrastination.

En voici déjà quelques unes :

1 .Mettez en place des rituels guerriers avant de vous atteler à une tâche déplaisante …

HAKA ! Je prends rendez-vous chez le dentiste !

2. Arrêtez les « to do list », elles ne servent qu’à vous mettre la pression. Avancez plutôt à petits pas !

« Un petit pas pour l’homme, un grand pas contre la procrastination » – Lili Bulle, le 6 octobre 2015.

3. Pensez à vous féliciter comme il se doit, après avoir accompli une tâche embêtante…

Vous venez encore une fois de sauver le cosmos. Standing ovation ! (Ce n’est pas tous les jours que vous pouvez vous prendre pour le docteur… Profitez-en !)

En attendant les autres astuces, ne bullez pas trop !