Catégorie : coaching

Vache qui rit ne rumine pas…

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Bonjour Lili bulle, vous avez passé de bonnes vacances ? 

LB : Je n’ai absolument rien fait. J’ai végété tranquillement devant « Walking dead », histoire de me vider la tête.

Je suis content d’apprendre que vous vous êtes reposé. De quoi allez-vous nous parler aujourd’hui ? 

LB : Je vais vous parler de la rumination mentale.

La rumination mentale ? Qu’est-ce donc ?

LB : Vous est-il déjà arrivé de ruminer la même idée pendant des heures, voire des jours entiers ?

Ça m’est arrivé effectivement… 

LB : Avez-vous noté que plus vous ruminez une idée, plus elle devient aigre ? Prenons un exemple. Vous vous êtes levé du mauvais pied ce matin et en conséquence tout vous paraît compliqué. La simple idée d’avoir à affronter une réunion de service vous met dans l’angoisse. Vous commencez à échafauder des scénarios catastrophes, vous vous faites des films, vous dramatisez. Vous commencez par envisager le pire au sujet de votre réunion de service, puis la contagion se propage au rendez-vous qui suit, puis à celui d’après. De mauvais souvenirs concernant vos rendez-vous clients vous assaillent. Vous vous retrouvez pris dans une tornade d’idées anxiogènes, des idées qui tournent à toute allure dans votre esprit. Pris dans la force centrifuge, vous ne parvenez plus à vous raisonner. Vous ruminez… Vous ruminez… Vous régurgitez une pâte toujours plus gluante et acide, mais vous vous obstinez à la mâcher.

Vous m’écoeurez !

LB : Si cette pâte est si dégoutante, pourquoi ne pas la régurgiter une bonne fois pour toute ?

Vous me donnez envie de vomir. 

LB : Je conviens que vomir n’est pas agréable, mais ce serait pourtant la solution.

Comment vomit-on une idée ? 

LB : Tout simplement en vous posant la bonne question. Vous ruminez parce que vous avez peur, mais au lieu de vous intéresser à cette peur, vous l’intellectualisez, vous collez tout un tas d’idées noires sur une émotion négative dans l’espoir de lla museler. Bien évidemment au lieu de vous aider à dominer votre peur, ce processus l’entretient et vous vous retrouvez englué, incapable de penser à autre chose. Si au lieu de ruminer vos scénarios catastrophes, ces conséquences hypothétiques qui ne deviendront peut-être jamais réalité, vous vous intéressiez à la cause de votre peur, que se passerait-il ?

Je n’en ai aucune idée.

LB : Vous pourriez enfin passer à autre chose, aller gouter l’herbe qui pousse un peu plus loin. Vous ruminez des idées dans l’espoir d’avaler une émotion. Cela ne vous paraît-il pas stupide ?

Si vous le dites.

LB : Vous devez régurgiter cette émotion une bonne fois pour toute. Attention, je ne vous dis pas de la vomir aux yeux du monde, ce qui pourrait entrainer de futures ruminations afin d’avaler la honte qui s’en suivra, il vous faut le faire proprement. Quand vous ruminez, vous devez déjà prendre conscience que vous angoissez, et ne pas craindre d’identifier la cause de cette peur. Vous devez en tenir compte. Une peur n’est jamais complètement irrationnelle. Elle a toujours une cause, un sens. De quoi avez-vous peur ?

Mais je n’en sais fichtre rien !

LB : Reprenons notre exemple. La première idée qui vous est venue au réveil concerne votre réunions de service. Vous nourrissez donc des craintes en rapport avec le déroulement de cette réunion. Une fois que vous avez fait ce constat, cessez de ruminer et commencez à raisonner. Vous craignez que cette réunion se passe mal, au lieu d’imaginer comment elle pourrait mal se passer, réfléchissez plutôt au pourquoi. Je poursuis avec mon exemple. En réfléchissant un peu, vous vous rendez compte que votre collaboratrice Laurence vous a adressé un mail hier, vous annonçant qu’elle n’aurait pas le temps de remplir son reporting. Vous savez également que Catherine, elle, aura rempli consciencieusement son tableau, mais qu’elle va se plaindre comme à son habitude de la taille et de l’ordre des colonnes, que Julien aura lui aussi complété les informations le concernant, mais qu’il critiquera les résultats de l’équipe, pensant que c’est en critiquant qu’on avance et que bien sûr Laurent se rendra compte durant la réunion qu’il s’est trompé de tableau. En fait, vous avez peur car vous sentez poindre le psychodrame. Vos collaborateurs vont s’énerver, perdre un temps précieux sur un tableau censé rendre compte de leur activité passée. Et vous allez perdre patience.

Quelle bande d’abrutis ! 

LB : C’est bien, vous avez régurgitez votre émotion, il vous faut maintenant apprendre à la faire proprement. Au lieu d’angoisser, ce qui vous mènera directement au psychodrame, désamorcez la bombe. Soyez plus indulgent avec vos collègues et avec vous mêmes. Prenez conscience que ce reporting agace tout le monde,et que chacun à sa manière personnelle de vous le faire savoir. Faites savoir vous aussi ce que vous en pensez, en restant factuel. « Nous allons maintenant passer au reporting, une perte de temps pour nous, mais une nécessité pour la Direction. Je vous écoute. » Quand vous maîtriserez l’art du désamorçage, vous serez alors apte à plaisanter, en évitant toute fois le sarcasme qui ne ferait qu’envenimer la situation : « Nous allons maintenant passer au reporting, Courage ! Je vous écoute. »

Il suffit donc de prendre en compte l’émotion pour se raisonner. 

LB : Oui, il faut la nommer, puis convertir une émotion négative en émotion positive. Vous angoissez. Pourquoi ? Et une fois que vous avez identifié la cause de cette peur, plaisantez-en. L’humour et le rire sont des armes efficaces contre la peur. Vache qui rit ne rumine pas.

Au fait, quel est le rapport avec la procrastination ?

LB : La rumination mentale est une des causes de la procrastination anxieuse. Bon, je vous laisse, je dois lancer un nouveau blog traitant de l’intelligence émotionnelle. Maintenant que j’y pense, j’aurai peut-être dû l’intituler « Vache qui rit » Trop tard, je l’ai déjà mis en ligne !

Je vous dis donc à bientôt, Lili Bulle. 

LB : Ciao, ne bullez pas trop !

Défier la procrastination aux jeux de hasard !

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Bonjour Lili Bulle. De quoi allez-vous nous parler aujourd’hui ?

LB : Laissez-moi vous annoncer une grande nouvelle !

Bien sûr. Vous m’avez l’air très enthousiaste. Que vous arrive-t-il ?

LB : J’ai gagné au jeu de dés contre la procrastination.

Vous avez gagné une partie de dés ! C’est très bizarre.

LB : Pas tant que ça. La procrastination peut s’envisager comme un désir d’éviter à tout prix une ou plusieurs contraintes au bénéfice d’activités plus ludiques, surtout chez les créatifs qui supportent mal la routine. Les créatifs ne remettent pas au lendemain uniquement parce qu’ils ont peur, mais parce que sans pouvoir se l’expliquer, ils estiment que ce n’est pas le moment. Ils attendent le fameux déclic.

Je ne vois pas où vous voulez en venir.

LB : Admettons que vous deviez faire le point avec votre banquier. L’idée ne vous emballe pas trop car vous savez d’avance ce qu’il va en résulter : vous allez vous faire souffler dans les bronches. Vous vous figurez la situation ?

Assez bien.

LB : Imaginez maintenant que vous deviez également appeler votre comptable pour lui annoncer la mauvaise nouvelle.

Arrêtez ! Vous me stressez…

LB : Convenez qu’il y a de fortes chances que vous remettiez au lendemain si on vous laisse faire.

Oui.

LB : Dans la mesure où vous pouvez décider de remettre au lendemain, rien ne vous empêche de le faire, n’est-ce pas ?

Oui.

LB : Et si vous remettiez votre destin entre les mains du hasard ?

Comment ça ? 

LB : Pair  : vous appelez votre comptable. Impair : vous appelez votre banquier. Double : vous appelez votre comptable et votre banquier. Double 6 : vous remettez au lendemain !

Ça a marché ?

LB : Oui. J’ai commencé par un nombre pair, j’ai dû appeler mon comptable qui m’a supplié d’appeler mon banquier, et comme je n’avais plus le choix, j’ai donc appelé mon père pour qu’il me prête de l’argent, puis j’ai appelé mon banquier pour lui annoncer que le problème était réglé.

Et si vous aviez tiré un double 6 ?

LB : J’aurais remis au lendemain. Mais vous admettrez qu’en laissant les dés décider à ma place, je diminue mes chances de remettre au lendemain. Bon, je dois vous laisser, j’ai une partie de Monopoly à terminer !

Vous jouez contre qui ?

LB : Contre la procrastination.

Vous gagnez ?

LB : Je suis en voie d’acquérir la rue de la paix, ce qui signifie qu’ensuite je pourrai me reposer sur mes lauriers.

Je vous dis donc à Lundi, Lili Bulle. Bonne chance !

LB : Ciao. Ne bullez pas trop !

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Lili Bulle : les 10 astuces contre la procrastination.

Et voici enfin venu le moment tant attendu :  Lili Bulle vous livre ses 10 astuces contre la procrastination.

1 . Mettez en place des rituels guerriers avant de vous atteler à une tâche déplaisante.

Tous les sportifs et les artistes mettent en place des rituels avant d’entrer dans l’arène, faites de même. Inventez-vous un cri de guerre personnalisé pour vous motiver avant d’accomplir une action que vous êtes tenté de remettre au lendemain.

2. Arrêtez les « to do list », elles ne servent qu’à vous mettre la pression. Avancez plutôt à petits pas !

Si vous avez déjà lu beaucoup d’articles relatifs au sujet, vous avez constaté qu’il est courant de conseiller d’établir des listes « À FAIRE » pour lutter contre la procrastination. C’est faux ! Ces listes n’aident absolument pas les anxieux. Au contraire. Faites une liste de ce que vous êtes censé faire, puis rayez tout ce qui n’est pasurgent à la journée, jusqu’à ne conserver que 2 ou 3 actions. Faites-les dans la journée et recommencer le lendemain, jusqu’à ce que vous soyez plus à l’aise dans votre gestion du temps.

Rappelons qu’il est parfaitement normal de remettre au lendemain ce qui n’est pas urgent.

Avancez pas à pas, ne vous engloutissez pas sous une pression inutile.

« Un petit pas pour l’homme, un grand pas contre la procrastination » – Lili Bulle, le 6 octobre 2015.

3. Pensez à vous féliciter comme il se doit, après avoir accompli une tâche déplaisante. 

Les procrastinateurs anxieux sont prompts à se faire des reproches, ils culpabilisent beaucoup. Et ils oublient de se féliciter. N’oubliez pas d’être fiers de vous quand vous accomplissez une action qui vous semble difficile, même si vous avez l’impression que ce n’est pas grand chose. Félicitez-vous ou demandez qu’on vous félicite ! Cessez de vous flageller, la culpabilité entretient le sentiment d’insécurité qui alimente la procrastination. Acceptez d’être fier de vos réalisations !

4 -Ne faites qu’une seule chose à la fois ! 

La mode est au « multitasking » mais très peu de personnes sont opérationnelles en faisant plusieurs choses à la fois. À vouloir tout faire en même temps, vous vous dispersez et vous prenez le risque de ne rien finaliser, ou de tout faire de travers, et de devoir tout refaire par la suite. Sans compter que vous vous fatiguez inutilement.  Apprenez à séquencer vos taches ! Concentrez-vous sur une seule chose à la fois !

Tout faire en même temps, ne vous apportera que de l’insatisfaction et donc plus de raisons de procrastiner.

5 – Comptabilisez votre temps de procrastination !

Comme évoqué plus haut, faire des « To do list » ne servira qu’à vous stresser davantage, par contre établir une liste de ce que vous avez fait au lieu de travailler, vous permettra de mieux contrôler le temps que vous perdez. Il ne s’agit pas de vous culpabiliser, simplement de faire un constat. Aujourd’hui, vous avez perdu 3 heures, si vous avez pris du retard, il faut y remédier.

Vous avez parfaitement le droit d’être fainéant, mais ce doit être un choix. Si vous vivez dans la culpabilité, c’est qu’au fond de vous, vous n’êtes pas un vrai fainéant. Alors assumez de vous mettre au travail !

6 – Choisissez mieux comment passer votre temps !

Vous avez vraiment besoin d’une pause. Candy Crush vous fait de l’oeil… Ne cédez pas à la tentation, optez pour une activité créative qui délivrera de la sérotonine dans votre système nerveux et fera baisser votre stress, plutôt que de rester sous l’influence de la dopamine. La procrastination est une habitude. Il en va de même pour la créativité. Faites un dessin ! Écrivez un poème ! Mettez-vous à la musique ! À la danse ! Quitte à vous distraire, soyez actif !

L’enfant en vous a besoin de s’amuser, acceptez cet état de fait. Mais occupez-le correctement (ne le laissez pas trainer devant la télé), offrez-lui des activités qui lui permettront de se calmer.

Après une activité créative, vous vous sentirez mieux et fin prêt à vous mettre au travail.

Voici maintenant 3 astuces en fonction de votre profil : créatif, anxieux ou désorganisé. 

7 – Pour les créatifs : Très souvent les profils créatifs ou « penseurs innovateurs » attendent le dernier moment pour se mettre à la tâche, c’est le syndrome du dos au mur. Votre cerveau est accroc à la dopamine et vous avez besoin d’un niveau de stress élevé pour passer à l’action. Vous attendez le déclic. Cessez de culpabiliser ! Vous êtes ainsi, vous n’y pourrez rien. Considérez plutôt les heures que vous croyez perdre comme une prise d’élan. Les créatifs sont réputés pour pouvoir accomplir une très grande quantité de travail dans un laps de temps très court. Pour mobiliser une telle énergie, il leur faut un niveau élevé de stress. Vous êtes un sprinter, vous pouvez battre des records. N’hésitez pas à vous lancer des défis pour augmenter votre motivation et induire le fameux déclic.

8 – Pour les anxieux : Très souvent, les anxieux sont très perfectionnistes, c’est d’ailleurs ce qui les différencie dans leur créativité des penseurs innovateurs. Ils procrastinent parce qu’ils ne se sentent pas à la hauteur de leurs propres exigences. Apprenez des profils « NTP » (cf tests psychotechniques MBTI), n’ayez pas peur d’expérimenter, d’improviser. Personne n’est tenu à la perfection du premier coup. Prenez plaisir à apprendre de nouvelles choses. Soyez plus polyvalent et vous verrez que la perfection passe après le plaisir de faire.

9 –  Pour les désorganisés : vous avez du mal à estimer le temps que vous prendra une activité et vous ne parvenez pas à tenir vos délais ou à vous mettre au travail à temps, apprenez à mieux évaluer la durée d’une activité. Consultez vos collègues ou chronométrez-vous. Tenez un journal ou un agenda pour garder trace du temps passé sur certaines activités que vous avez du mal à estimer. Pour ceux qui sont systématiquement en retard, n’hésitez pas à multiplier le temps estimé par deux.

10 – N’y pensez pas – Faites-le !

La procrastination touche plus souvent les gens intelligents (bonne nouvelle) parce qu’ils pensent trop avant d’agir. Arrêtez de vous prendre la tête ! Dès que vous commencez à tirer des plans sur la comète, à envisager des scénarios alambiqués : STOP… AGISSEZ !

En outre, vous éviterez le surmenage.

Si votre propension à procrastiner vous gêne dans votre quotidien, consultez un coach qui vous aidera à déterminer votre profil et à changer vos habitudes.

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Ciao – Ne Bullez pas trop !

Lundi 12 octobre – 10 astuces contre la procrastination !

Le lundi 12 octobre, Lili Bulle vous révèlera 10 astuces contre la procrastination. Elle vous en a déjà confié trois dans l’article précédent, en voici trois autres :

4 -Ne faites qu’une seule chose à la fois ! 

La mode est au « multitasking » mais vous n’êtes pas une pieuvre, à vouloir tout faire en même temps, vous vous dispersez. Vous vous fatiguez inutilement. Vous partez dans tous les sens et n’accomplissez finalement pas grand chose. Apprenez à séquencer vos taches ! 

Tout faire en même temps, ne vous apportera que de l’insatisfaction et donc plus de raisons de procrastiner.

5 – Comptabilisez votre temps de procrastination !

Comme évoqué dans l’article précédent, faire des « To do list » ne servira qu’à vous stresser davantage, par contre, établir une liste de ce que vous avez fait au lieu de travailler, vous permettra de mieux contrôler le temps que vous perdez.

Vous avez parfaitement le droit d’être fainéant, mais ce doit être un choix. Si vous vivez dans la culpabilité, c’est qu’au fond de vous, vous n’êtes pas un vrai fainéant. Alors assumez de vous mettre au travail !

6 – Choisissez mieux comment gaspiller votre temps !

Vous avez vraiment besoin d’une pause. Candy Crush vous fait de l’oeil… Ne cédez pas à la tentation, optez pour une activité créative ! La procrastination est une habitude. Il en va de même pour la créativité. Faites un dessin ! Écrivez un poème ! Mettez-vous à la musique ! À la danse ! Quitte à vous distraire, soyez actif !

L’enfant en vous a besoin de s’amuser, libérez-le ! Soyez créatif !

Vous vous sentirez mieux ensuite et fin prêt à vous mettre au travail.

A lundi – Ciao – Ne bullez pas trop !

Lundi prochain : 10 astuces contre la procrastination !

Lundi prochain, le 12 octobre, Lili Bulle vous proposera  ses 10 astuces contre la procrastination.

En voici déjà quelques unes :

1 .Mettez en place des rituels guerriers avant de vous atteler à une tâche déplaisante …

HAKA ! Je prends rendez-vous chez le dentiste !

2. Arrêtez les « to do list », elles ne servent qu’à vous mettre la pression. Avancez plutôt à petits pas !

« Un petit pas pour l’homme, un grand pas contre la procrastination » – Lili Bulle, le 6 octobre 2015.

3. Pensez à vous féliciter comme il se doit, après avoir accompli une tâche embêtante…

Vous venez encore une fois de sauver le cosmos. Standing ovation ! (Ce n’est pas tous les jours que vous pouvez vous prendre pour le docteur… Profitez-en !)

En attendant les autres astuces, ne bullez pas trop !

SONDAGE !

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Bonjour Lili Bulle. De quoi allez-vous nous parler aujourd’hui ?

LB : De rien. Pour une fois, j’aimerais faire parler mes lecteurs.

De quoi ?

LB : De ce qu’ils ont envie de lire dans ce blog.

Et comment comptez-vous accomplir ce miracle ?

LB : J’ai organisé un petit sondage.  Je souhaite des réponses pour déterminer de quoi traitera mon prochain article.

Vous avez trouvé le moyen de ne pas avoir à rédiger d’article aujourd’hui. Je ne vous félicite pas !

LB : Pas du tout. Et je n’aime pas vos insinuations.

Pardonnez-moi.

LB : Alors, voici un petit sondage. Merci à tous d’y répondre. Votre collaboration est importante et me permettra de mieux faire correspondre mon blog à vos attentes. Vous avez toute ma gratitude. Bon, je vous laisse, je vais faire la sieste.

On se revoit quand ?

LB : Lundi. Ciao. Ne bullez pas trop !

Procrastination anxieuse ou comment ne pas finir englouti 20 mille lieues sous les mers ?

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Bonjour Lili Bulle. De quoi allez-vous nous parler aujourd’hui ?

LB : Je vais vous donner une astuce pour lutter contre la procrastination anxieuse.

Ah chouette !

LB : Avant tout, je voudrais insister sur le fait que la procrastination n’est pas une maladie : tout le monde remet au lendemain. Ensuite, je voudrais m’adresser directement aux personnes qui souffrent de procrastination anxieuse pour leur rappeler qu’elles ne sont pas irresponsables. En coaching, j’entends parfois des individus rongés par la culpabilité, me confier qu’ils se sentent complètement irresponsables et qu’ils se détestent pour cette raison. Non. Les procrastinateurs anxieux ne sont pas irresponsables ! Cette idée leur est insufflée par une trop grande propension à culpabiliser. S’ils étaient vraiment irresponsables, ils ne culpabiliseraient pas autant à propos de ce qu’ils ont remis au lendemain.

C’est facile à dire !

LB : Bien sûr. Comme je le disais plus haut, tout le monde remet au lendemain. Il est parfaitement normal, avec nos rythmes actuels, de ne pas avoir le temps d’effectuer toutes les actions que nous avions prévues. Nous devons tous prioriser, remettre une partie de nos tâches, tout simplement parce que nous avons trop à faire. Se sentir coupable de ne pas avoir réussi à accomplir tout ce qui était inscrit sur notre « to do list » longue comme le bras, n’est pas raisonnable. Quand sur votre liste, vous avez inscrit quinze choses à faire et que vous parvenez à en faire dix dans la journée, vous méritez des applaudissements. Pas des reproches ! La vie est constituée d’imprévus. Elle est ainsi faite. Vous n’y pouvez rien. Je n’y peux rien. Nous ne sommes pas des pieuvres. Et faire des listes longues comme des tentacules ne fera que vous démoraliser !

Je croyais pourtant que pour lutter contre la procrastination, il fallait faire des listes.

LB : Bien sûr. Mais vous n’êtes pas le capitaine Nemo que je sache ! Vous n’avez pas inventé le Nautilus.

Dîtes carrément que je n’ai pas inventé la poudre !

LB : Je n’ai pas dit ça. Si vous aviez inventé un submersible, vous pourriez vous amuser à faire des listes monstrueusement longues, sans que ça ne vous émeuve le moins du monde. Mais si tel n’est pas le cas, vous allez vite vous retrouver englouti vingt mille lieues sous les mers. Imaginez que vous n’ayez que deux bras ! Vous y parvenez ?

Bien sûr. Pour qui me prenez-vous ?

LB : Ne vous vexez pas, vous allez voir que ce n’est pas si évident. Donc, vous n’avez que deux bras, et vous vous munissez d’un stylo et d’un post-it. Vous commencer à noter tout ce que vous êtes censé faire dans la journée. Très vite, vous vous rendez compte que le post-it est trop petit, donc vous vous munissez d’une feuille au format A4, mais même histoire, vous vous rendez compte au bout d’un moment que vous êtes obligé de la retourner ou d’écrire de plus en plus petit de façon à tout consigner sur le recto. Ça vous dit quelque chose ?

Oui.

LB : Au fur et à mesure que vous noircissez votre to do list, une sensation d’étouffement vous gagne.

Mmmmhhhh….

LB : Ça va ? Je ne vous entends plus.

J’ai du mal à respirer.

LB : Munissez-vous d’un masque à oxygène et finissez de consigner tout ce que vous devez faire !

Pfffff !

LB : Vous avez fini ?

Oui.

LB : Quelle est la première idée qui vous vient à l’esprit en regardant votre liste ?

Je ne sais pas.

LB : Pourquoi ne pas la jeter par le fenêtre du sous-marin ?

Mais ce serait complètement irresponsable !

LB : Vous avez donc le sens des responsabilités : c’est pourquoi vous étouffez. Au lieu de vous mettre une pression abyssale, rappelez-vous que vous n’êtes pas le capitaine Nemo et que vous n’avez que deux bras.

Oui, mais comment faire ?

LB : Si vous continuez à évoluer sous une telle pression, vous savez comment ça finira.

Je vais être broyé ! Quelle horreur !

LB : Non. Vous allez devoir décompresser et vous finirez devant la télé ou sur internet.

C’est fort possible.

LB : Donc reprenez votre liste, et maintenant rayez !

Mais je raye quoi ? Ce n’est pas parce que je vais rayer des lignes qu’elles vont disparaître !

LB : Rayez tout ce que vous pouvez remettre au lendemain afin de ne garder que 3 ou 4 actions à mener à bien dans la journée. C’est fait ?

J’ai du mal à me décider.

LB : Comment ça ? Vous ne parvenez pas à rayer ?

Non. J’ai tout rayé et je ne sais plus quoi garder.

LB : Vous voulez dire que rien n’est urgent au jour d’aujourd’hui.

Je crois que c’est ça.

LB : Est-ce que vous vous rendez-compte que vous avez failli culpabiliser à mort d’avoir passer votre journée devant la télé, alors que vous n’avez rien de vraiment urgent à faire ?

C’est vrai. Que dois-je faire ?

LB : Choisissez trois choses à faire et faites-les dans la journée ! Vous aurez sans doute des imprévus, mais vous devriez pouvoir mener à bien ces trois actions. Et vous ferez pareil demain ! Vous allez avancer pas à pas dans votre liste, plutôt que de vous noyez en voulant tout faire. Ça va mieux ?

Oui. Je concède que je me sens beaucoup mieux. Et si j’avais eu plus de trois choses urgentes à faire ?

LB : Eh bien, vous en auriez fait quatre aujourd’hui et deux demain, en vertu de l’adage mieux vaut tard que jamais. Et un jour de retard, honnêtement ce n’est pas si grave…

Et si j’avais eu du mal à prioriser ?

Vous m’appelez. Je suis coach, je suis là pour ça. Bon, je dois vous laisser, j’ai une liste de choses à faire longue comme le bras !

On se voit demain ?

LB : Peut-être pas. J’ai beaucoup de choses à faire demain. Ciao. Ne bullez pas trop !

Procrastination artistique ou poursuivre l’inspiration à coups de massue !

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Bonjour Lili Bulle. De quoi allez-vous nous parler aujourd’hui ?

LB : Je vais vous parler de la procrastination artistique.

Vous n’allez quand même pas nous soutenir que la procrastination joue un rôle positif ?

LB : Pas vraiment. Mais elle joue un rôle. Tout artiste a déjà ressenti cette angoisse particulière connue sous le nom de syndrome de la page blanche, mais qui pourrait tout aussi bien être désignée sous le nom de syndrome de la toile blanche pour les artistes peintres, ou encore syndrome du piano muet ou de la guitare silencieuse pour les musiciens, ou syndrome de l’extinction de voix pour les chanteurs … je m’égare. Toutes ces appellations désignent le même phénomène : la procrastination artistique ou créative. Comme vous le savez, il est assez facile de décider de l’heure à laquelle vous allez vous lever, l’heure à laquelle vous allez manger ou l’heure à laquelle vous allez prendre rendez-vous chez votre avocat. Par contre, décider de l’heure à laquelle vous aurez l’inspiration pour commencer ou continuer un roman, c’est une tout autre histoire… C’est le cas de le dire.

Vous voulez dire que le manque d’inspiration s’apparente à de la procrastination ? Mais le romancier ne remet pas au lendemain sciemment, il n’a pas l’inspiration : c’est différent !

LB : Dîtes-moi, selon vous, pourquoi le romancier s’effraye d’une simple page blanche ? Qu’y-a-t-il de terrifiant dans un morceau de papier ?

Je ne sais pas. Je n’écris pas.

LB : Vous ne pratiquez aucune discipline artistique ?

Il m’arrive de faire des origamis. Ça compte ?

LB : Bien sûr ! Il est vrai que je n’ai pas parlé du syndrome de la feuille froissée. Je m’en excuse. Je disais donc : Qu’y-a-il de terrifiant dans une feuille froissée ?

Si elle est froissée, elle n’est pas pliée correctement !

LB : Tout à fait. Et c’est exactement la même chose pour l’angoisse de la page blanche. Pour un écrivain, une page blanche n’est pas remplie correctement. Sa simple présence, qui traduit une absence d’idées, devient au fur et à mesure que l’auteur la contemple, un reflet de son vide abyssal !

Oh quelle horreur !

LB : Mmmhhh … Et vous conviendrez avec moi que rester à contempler cette page blanche pendant des heures s’apparente à du masochisme.

Peut-être.

LB : Comme le disait Jack London, qui n’était pas du genre à se laisser impressionner par une inoffensive page blanche : « On ne peut pas attendre que l’inspiration vienne. Il faut courir après avec une massue ».

Je veux bien, mais comment court-on après l’inspiration ?

LB : En évitant de rester planté devant sa page blanche. Imaginez que vous ayez un roman à écrire. Comme tous les matins, vous vous asseyez devant votre ordinateur, vous vous dégourdissez les doigts, vous faîtes quelques échauffements des épaules et des poignets, et vous vous lancez mais malheureusement vous ne parvenez pas à aligner deux mots l’un après l’autre. Vous vous représentez la situation ?

Oui. Parfaitement.

LB : Si vous restez plus de dix minutes sur l’ouvrage, dans l’incapacité d’écrire une ligne, vous allez commencer à angoisser, à vous dire que vous n’êtes pas un auteur, que vous êtes décidément bon à rien, que vous ne pourrez plus jamais écrire, que vous avez perdu la flamme.

Sans doute.

LB : Si vous en êtes à vous dire que vous avez perdu la flamme, vous conviendrez qu’il y a peu de chance que vous la trouviez.

Pour sûr ! Mais alors que faire ?

LB : Surtout ne restez pas planté là. Faites autre chose, mais quelque que chose de constructif. Ne vous loguez pas sur Facebook, ne commencez pas une partie de Candy Crush ! Évitez aussi de vous avachir devant la télé ! Si vous tenez absolument à écrire, écrivez, n’importe quoi, mais écrivez ! Munissez-vous d’une massue, criez « Caaapitaiiine CAAAVEEEEEERNE» et notez ce qui vous traverse l’esprit, même si ça vous paraît inintéressant.

Écrivez par exemple : « Ça a débuté comme ça » – Louis Ferdinand Céline – Voyage au bout de la nuit.

Ou encore : « Je ne sais pas trop par où commencer » – Philippe Claudel – Les âmes grises.

Ou encore mieux : « Assise sur le gazon à côté de sa sœur, Alice commençait à s’ennuyer de rester là à ne rien à faire.” – Lewis Caroll – Alice aux Pays des Merveilles.

Pauvre Alice !

LB : Quoi de plus ennuyeux effectivement que d’attendre l’inspiration. Alors plutôt que de l’attendre, commencez et elle vous suivra. Et si par malchance, elle ne vous suivait pas, ne restez pas là ! Allez vous promener, faites un peu de ménage, répondez à un courrier, téléphonez à un ami, en un mot : vivez ! Si vous restez planté trop longtemps devant votre page blanche, l’écriture  finira par vous inspirer un sentiment de vide et d’angoisse et autant dire qu’il y a peu de chance que vous trouviez l’inspiration et que vous produisiez de nombreux romans.

C’est une évidence !

LB : Qu’est-ce qui vous retient de remplir cette page blanche ? Rien ! Si ce n’est la peur d’écrire n’importe quoi. Et si vous avez si peur, pourquoi rester bloqué comme un lapin pris dans les phares d’une voiture. Agissez ! Criez « Caaapitaiiine CAAAVEEEEEERNE » et écrivez ! Qu’est-ce qui vous empêche de commencer votre roman par : « Au commencement, il n’y avait que ténèbres, pas une pensée, pas une idée, même pas un mot accroché au-dessus de l’abîme. »

On dirait quand même beaucoup le début de la Bible.

LB : et de continuer par : « Puis comme ça, sans prévenir, le capitaine caverne eut l’audace d’allumer la lumière. ».

Oh vous exagérez !

LB : Non. Ayez l’audace d’écrire, de marteler cette page blanche à coups de massue, même si c’est pour lui faire dire « Au commencement était le verbe… »

Oh, non pas les Évangiles !

LB : Oh zut ! C’est vrai. Essayons d’être plus original. « Ma pauvre muse, hélas ! qu’as-tu donc ce matin ?”

C’est Baudelaire !

LB : Bon… comme vous le voyez, ce n’est pas difficile de commencer. Etre original par contre. Donc, je disais, rien ne sert d’attendre l’inspiration, mieux vaut la provoquer, quitte à écrire une banalité. De banalité en banalité, vous finirez peut-être par tombez nez à nez avec l’inattendu qui vous emmènera aux pays des Merveilles.

C’est de qui ?

LB : De moi. Je crois. Bon, sur ce, je vous laisse, j’ai un roman à commencer.

Et vous savez déjà quelle en sera la première phrase ?

LB : Bien sûr que non. Et heureusement ! Si je le savais, je n’aurais pas besoin de l’écrire.

Quand se revoit-on, Lili Bulle ?

LB : Demain. Ciao. Ne bullez pas trop !