Catégorie : créativité

Défier la procrastination aux jeux de hasard !

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Bonjour Lili Bulle. De quoi allez-vous nous parler aujourd’hui ?

LB : Laissez-moi vous annoncer une grande nouvelle !

Bien sûr. Vous m’avez l’air très enthousiaste. Que vous arrive-t-il ?

LB : J’ai gagné au jeu de dés contre la procrastination.

Vous avez gagné une partie de dés ! C’est très bizarre.

LB : Pas tant que ça. La procrastination peut s’envisager comme un désir d’éviter à tout prix une ou plusieurs contraintes au bénéfice d’activités plus ludiques, surtout chez les créatifs qui supportent mal la routine. Les créatifs ne remettent pas au lendemain uniquement parce qu’ils ont peur, mais parce que sans pouvoir se l’expliquer, ils estiment que ce n’est pas le moment. Ils attendent le fameux déclic.

Je ne vois pas où vous voulez en venir.

LB : Admettons que vous deviez faire le point avec votre banquier. L’idée ne vous emballe pas trop car vous savez d’avance ce qu’il va en résulter : vous allez vous faire souffler dans les bronches. Vous vous figurez la situation ?

Assez bien.

LB : Imaginez maintenant que vous deviez également appeler votre comptable pour lui annoncer la mauvaise nouvelle.

Arrêtez ! Vous me stressez…

LB : Convenez qu’il y a de fortes chances que vous remettiez au lendemain si on vous laisse faire.

Oui.

LB : Dans la mesure où vous pouvez décider de remettre au lendemain, rien ne vous empêche de le faire, n’est-ce pas ?

Oui.

LB : Et si vous remettiez votre destin entre les mains du hasard ?

Comment ça ? 

LB : Pair  : vous appelez votre comptable. Impair : vous appelez votre banquier. Double : vous appelez votre comptable et votre banquier. Double 6 : vous remettez au lendemain !

Ça a marché ?

LB : Oui. J’ai commencé par un nombre pair, j’ai dû appeler mon comptable qui m’a supplié d’appeler mon banquier, et comme je n’avais plus le choix, j’ai donc appelé mon père pour qu’il me prête de l’argent, puis j’ai appelé mon banquier pour lui annoncer que le problème était réglé.

Et si vous aviez tiré un double 6 ?

LB : J’aurais remis au lendemain. Mais vous admettrez qu’en laissant les dés décider à ma place, je diminue mes chances de remettre au lendemain. Bon, je dois vous laisser, j’ai une partie de Monopoly à terminer !

Vous jouez contre qui ?

LB : Contre la procrastination.

Vous gagnez ?

LB : Je suis en voie d’acquérir la rue de la paix, ce qui signifie qu’ensuite je pourrai me reposer sur mes lauriers.

Je vous dis donc à Lundi, Lili Bulle. Bonne chance !

LB : Ciao. Ne bullez pas trop !

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Pour recevoir gratuitement notre brochure complète « STOP À LA PROCRASTINATION : LES 10 ASTUCES DE LILI BULLE », nous vous invitons à remplir le formulaire ci-dessous :

 

Lundi 12 octobre – 10 astuces contre la procrastination !

Le lundi 12 octobre, Lili Bulle vous révèlera 10 astuces contre la procrastination. Elle vous en a déjà confié trois dans l’article précédent, en voici trois autres :

4 -Ne faites qu’une seule chose à la fois ! 

La mode est au « multitasking » mais vous n’êtes pas une pieuvre, à vouloir tout faire en même temps, vous vous dispersez. Vous vous fatiguez inutilement. Vous partez dans tous les sens et n’accomplissez finalement pas grand chose. Apprenez à séquencer vos taches ! 

Tout faire en même temps, ne vous apportera que de l’insatisfaction et donc plus de raisons de procrastiner.

5 – Comptabilisez votre temps de procrastination !

Comme évoqué dans l’article précédent, faire des « To do list » ne servira qu’à vous stresser davantage, par contre, établir une liste de ce que vous avez fait au lieu de travailler, vous permettra de mieux contrôler le temps que vous perdez.

Vous avez parfaitement le droit d’être fainéant, mais ce doit être un choix. Si vous vivez dans la culpabilité, c’est qu’au fond de vous, vous n’êtes pas un vrai fainéant. Alors assumez de vous mettre au travail !

6 – Choisissez mieux comment gaspiller votre temps !

Vous avez vraiment besoin d’une pause. Candy Crush vous fait de l’oeil… Ne cédez pas à la tentation, optez pour une activité créative ! La procrastination est une habitude. Il en va de même pour la créativité. Faites un dessin ! Écrivez un poème ! Mettez-vous à la musique ! À la danse ! Quitte à vous distraire, soyez actif !

L’enfant en vous a besoin de s’amuser, libérez-le ! Soyez créatif !

Vous vous sentirez mieux ensuite et fin prêt à vous mettre au travail.

A lundi – Ciao – Ne bullez pas trop !

Lundi prochain : 10 astuces contre la procrastination !

Lundi prochain, le 12 octobre, Lili Bulle vous proposera  ses 10 astuces contre la procrastination.

En voici déjà quelques unes :

1 .Mettez en place des rituels guerriers avant de vous atteler à une tâche déplaisante …

HAKA ! Je prends rendez-vous chez le dentiste !

2. Arrêtez les « to do list », elles ne servent qu’à vous mettre la pression. Avancez plutôt à petits pas !

« Un petit pas pour l’homme, un grand pas contre la procrastination » – Lili Bulle, le 6 octobre 2015.

3. Pensez à vous féliciter comme il se doit, après avoir accompli une tâche embêtante…

Vous venez encore une fois de sauver le cosmos. Standing ovation ! (Ce n’est pas tous les jours que vous pouvez vous prendre pour le docteur… Profitez-en !)

En attendant les autres astuces, ne bullez pas trop !

SONDAGE !

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Bonjour Lili Bulle. De quoi allez-vous nous parler aujourd’hui ?

LB : De rien. Pour une fois, j’aimerais faire parler mes lecteurs.

De quoi ?

LB : De ce qu’ils ont envie de lire dans ce blog.

Et comment comptez-vous accomplir ce miracle ?

LB : J’ai organisé un petit sondage.  Je souhaite des réponses pour déterminer de quoi traitera mon prochain article.

Vous avez trouvé le moyen de ne pas avoir à rédiger d’article aujourd’hui. Je ne vous félicite pas !

LB : Pas du tout. Et je n’aime pas vos insinuations.

Pardonnez-moi.

LB : Alors, voici un petit sondage. Merci à tous d’y répondre. Votre collaboration est importante et me permettra de mieux faire correspondre mon blog à vos attentes. Vous avez toute ma gratitude. Bon, je vous laisse, je vais faire la sieste.

On se revoit quand ?

LB : Lundi. Ciao. Ne bullez pas trop !

Procrastination artistique ou poursuivre l’inspiration à coups de massue !

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Bonjour Lili Bulle. De quoi allez-vous nous parler aujourd’hui ?

LB : Je vais vous parler de la procrastination artistique.

Vous n’allez quand même pas nous soutenir que la procrastination joue un rôle positif ?

LB : Pas vraiment. Mais elle joue un rôle. Tout artiste a déjà ressenti cette angoisse particulière connue sous le nom de syndrome de la page blanche, mais qui pourrait tout aussi bien être désignée sous le nom de syndrome de la toile blanche pour les artistes peintres, ou encore syndrome du piano muet ou de la guitare silencieuse pour les musiciens, ou syndrome de l’extinction de voix pour les chanteurs … je m’égare. Toutes ces appellations désignent le même phénomène : la procrastination artistique ou créative. Comme vous le savez, il est assez facile de décider de l’heure à laquelle vous allez vous lever, l’heure à laquelle vous allez manger ou l’heure à laquelle vous allez prendre rendez-vous chez votre avocat. Par contre, décider de l’heure à laquelle vous aurez l’inspiration pour commencer ou continuer un roman, c’est une tout autre histoire… C’est le cas de le dire.

Vous voulez dire que le manque d’inspiration s’apparente à de la procrastination ? Mais le romancier ne remet pas au lendemain sciemment, il n’a pas l’inspiration : c’est différent !

LB : Dîtes-moi, selon vous, pourquoi le romancier s’effraye d’une simple page blanche ? Qu’y-a-t-il de terrifiant dans un morceau de papier ?

Je ne sais pas. Je n’écris pas.

LB : Vous ne pratiquez aucune discipline artistique ?

Il m’arrive de faire des origamis. Ça compte ?

LB : Bien sûr ! Il est vrai que je n’ai pas parlé du syndrome de la feuille froissée. Je m’en excuse. Je disais donc : Qu’y-a-il de terrifiant dans une feuille froissée ?

Si elle est froissée, elle n’est pas pliée correctement !

LB : Tout à fait. Et c’est exactement la même chose pour l’angoisse de la page blanche. Pour un écrivain, une page blanche n’est pas remplie correctement. Sa simple présence, qui traduit une absence d’idées, devient au fur et à mesure que l’auteur la contemple, un reflet de son vide abyssal !

Oh quelle horreur !

LB : Mmmhhh … Et vous conviendrez avec moi que rester à contempler cette page blanche pendant des heures s’apparente à du masochisme.

Peut-être.

LB : Comme le disait Jack London, qui n’était pas du genre à se laisser impressionner par une inoffensive page blanche : « On ne peut pas attendre que l’inspiration vienne. Il faut courir après avec une massue ».

Je veux bien, mais comment court-on après l’inspiration ?

LB : En évitant de rester planté devant sa page blanche. Imaginez que vous ayez un roman à écrire. Comme tous les matins, vous vous asseyez devant votre ordinateur, vous vous dégourdissez les doigts, vous faîtes quelques échauffements des épaules et des poignets, et vous vous lancez mais malheureusement vous ne parvenez pas à aligner deux mots l’un après l’autre. Vous vous représentez la situation ?

Oui. Parfaitement.

LB : Si vous restez plus de dix minutes sur l’ouvrage, dans l’incapacité d’écrire une ligne, vous allez commencer à angoisser, à vous dire que vous n’êtes pas un auteur, que vous êtes décidément bon à rien, que vous ne pourrez plus jamais écrire, que vous avez perdu la flamme.

Sans doute.

LB : Si vous en êtes à vous dire que vous avez perdu la flamme, vous conviendrez qu’il y a peu de chance que vous la trouviez.

Pour sûr ! Mais alors que faire ?

LB : Surtout ne restez pas planté là. Faites autre chose, mais quelque que chose de constructif. Ne vous loguez pas sur Facebook, ne commencez pas une partie de Candy Crush ! Évitez aussi de vous avachir devant la télé ! Si vous tenez absolument à écrire, écrivez, n’importe quoi, mais écrivez ! Munissez-vous d’une massue, criez « Caaapitaiiine CAAAVEEEEEERNE» et notez ce qui vous traverse l’esprit, même si ça vous paraît inintéressant.

Écrivez par exemple : « Ça a débuté comme ça » – Louis Ferdinand Céline – Voyage au bout de la nuit.

Ou encore : « Je ne sais pas trop par où commencer » – Philippe Claudel – Les âmes grises.

Ou encore mieux : « Assise sur le gazon à côté de sa sœur, Alice commençait à s’ennuyer de rester là à ne rien à faire.” – Lewis Caroll – Alice aux Pays des Merveilles.

Pauvre Alice !

LB : Quoi de plus ennuyeux effectivement que d’attendre l’inspiration. Alors plutôt que de l’attendre, commencez et elle vous suivra. Et si par malchance, elle ne vous suivait pas, ne restez pas là ! Allez vous promener, faites un peu de ménage, répondez à un courrier, téléphonez à un ami, en un mot : vivez ! Si vous restez planté trop longtemps devant votre page blanche, l’écriture  finira par vous inspirer un sentiment de vide et d’angoisse et autant dire qu’il y a peu de chance que vous trouviez l’inspiration et que vous produisiez de nombreux romans.

C’est une évidence !

LB : Qu’est-ce qui vous retient de remplir cette page blanche ? Rien ! Si ce n’est la peur d’écrire n’importe quoi. Et si vous avez si peur, pourquoi rester bloqué comme un lapin pris dans les phares d’une voiture. Agissez ! Criez « Caaapitaiiine CAAAVEEEEEERNE » et écrivez ! Qu’est-ce qui vous empêche de commencer votre roman par : « Au commencement, il n’y avait que ténèbres, pas une pensée, pas une idée, même pas un mot accroché au-dessus de l’abîme. »

On dirait quand même beaucoup le début de la Bible.

LB : et de continuer par : « Puis comme ça, sans prévenir, le capitaine caverne eut l’audace d’allumer la lumière. ».

Oh vous exagérez !

LB : Non. Ayez l’audace d’écrire, de marteler cette page blanche à coups de massue, même si c’est pour lui faire dire « Au commencement était le verbe… »

Oh, non pas les Évangiles !

LB : Oh zut ! C’est vrai. Essayons d’être plus original. « Ma pauvre muse, hélas ! qu’as-tu donc ce matin ?”

C’est Baudelaire !

LB : Bon… comme vous le voyez, ce n’est pas difficile de commencer. Etre original par contre. Donc, je disais, rien ne sert d’attendre l’inspiration, mieux vaut la provoquer, quitte à écrire une banalité. De banalité en banalité, vous finirez peut-être par tombez nez à nez avec l’inattendu qui vous emmènera aux pays des Merveilles.

C’est de qui ?

LB : De moi. Je crois. Bon, sur ce, je vous laisse, j’ai un roman à commencer.

Et vous savez déjà quelle en sera la première phrase ?

LB : Bien sûr que non. Et heureusement ! Si je le savais, je n’aurais pas besoin de l’écrire.

Quand se revoit-on, Lili Bulle ?

LB : Demain. Ciao. Ne bullez pas trop !

#Procrastination : Nostradamus ou la loi du « Qui stresse foire tout »

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Bonjour Lili Bulle. De quoi allez-vous nous parler aujourd’hui ?

LB : Je vais vous parler de la procrastination et de ses rapports tumultueux avec la peur de l’échec.

Oui bien sûr… Nous remettons au lendemain car nous avons peur de rater !

LB : Si nous avons peur de l’échec aujourd’hui, pourquoi en serions-nous délivré demain ?

J’avoue que je ne sais pas.

LB : Pour expliquer les relations difficiles qu’entretiennent la procrastination et la peur de l’échec, j’aime parler du paradoxe du prophète.

Que vient faire l’oracle dans cette histoire ? Je ne vous savais pas superstitieuse, Lili Bulle ?

LB : Imaginez que vous êtes prophète.

Ça m’est difficile, mais si vous insistez.

LB : Vous avez deux types de prophètes, ceux qui sont spécialisés dans la fin du monde, comme Nostradamus ou Ezekiel et d’autres, qui se manifestent plus volontiers en temps de disette, dont le fond de commerce est l’espoir et qui prophétisent l’avènement d’un monde meilleur. Vous avez donc des prophètes pessimistes et des prophètes optimistes.

Jusque là, je vous suis mais je ne vois pas le rapport avec la procrastination.

LB : Avez-vous déjà entendu parler des prophéties auto-réalisatrices ? Toutes les diseuses de bonne aventure connaissent bien ce phénomène sans lequel elles seraient très vite contraintes de fermer boutique. Le fait d’énoncer une prophétie focalise les esprits sur ce qui n’est au fond qu’une hypothèse parmi d’autres. Une fois clamer à la foule, un scénario catastrophe initialement complètement tiré par les cheveux, en modifiant les comportements, est susceptible de se réaliser. Dans la loi de Murphy, plus connue sous le nom de Loi de l’Emmerdement Maximum (LEM), « Tout ce qui est susceptible de mal tourné, tournera nécessairement mal ». Nous sommes d’accord que cette loi ne décrit pas la réalité.

Je ne comprends pas. Je suis désolé.

LB : Tant que personne n’en eu l’idée et qu’elle n’a pas été communiquée, la fin du monde n’existe pas.

Elle n’existe pas plus, une fois prophétisée ! Ce n’est qu’une superstition.

LB : Une prophétie n’est qu’une superstition, tant que vous ne prenez pas en compte l’élément psychologique qui, lui à la différence de la loi de Murphy, peut être considéré comme une constante, constante que nous nommerons « Constante de perception ». Quand tout à coup, un oiseau de malheur prévoit la fin du monde, la simple énonciation de l’hypothèse, en modifiant votre perception, génère un stress qui fera qu’à la première difficulté vous allez vous dire : « Et voilà … La fin du monde est proche ! », vous allez donc stressé de plus et en plus, et par la loi du « Qui stresse foire tout », vous commettrez de plus en plus d’erreurs jusqu’à aboutir enfin à la fin du monde annoncée.

Je n’ai jamais entendu parler de la loi du « Qui stresse foire tout » ?

LB : Elle est pourtant très connue et vous l’avez sans doute expérimentée de nombreuses fois. A partir d’un certain niveau de stress, vous foirez tout ce que vous faites. Au-delà du niveau de stress que vous parvenez à gérer, vous perdez vos moyens et vous vous retrouvez au-delà du champ d’application de la loi du « Tout se passera bien », et donc sous le coup de la loi du « Qui stresse foire tout ».

À partir de quel moment, passons-nous du champ d’application de la loi du « Tout se passera bien » à celui de la loi du « Qui stresse foire tout » ?

LB : Au delà de la constante du « J’en ai marre ! », vous passez dans le champs d’application de la loi du « Qui stresse foire tout »

Je comprends. Par contre, je ne vois pas le rapport avec la procrastination ! 

LB : Le procrastinateur anxieux est un prophète pessimiste que ses propres prophéties effrayent. Une fois qu’il s’est dit « Je n’y arriverai pas », bien souvent avant même de commencer, il passe sous le coup de la loi du « Qui stresse foire tout ». Et comme il stresse, il est tenté d’oblitérer la source de son stress en se cantonnant à des activités non stressantes qui lui font prendre du retard, et qui augmentent donc son niveau de stress et ainsi de suite et quand il passe enfin à l’action, il est tellement stressé qu’il foire tout.

Il active le mode « Politique de l’autruche » et passe sous coup de la loi du « Qui stresse foire tout » !

LB : Voilà !

Comment faire ?

LB : Il est impossible de prévoir exactement ce qu’il va se passer. Donc quand on élabore une prévision, on met en place un « Worse Case » – Pire des cas (dans lequel on prend en compte la loi de Murphy) – et un « Best Case » – Meilleurs des cas – , en sachant que la réalité se situera quelque part entre ces deux bornes. Le but d’une prévision est de délimiter un champ de possibilités afin de mettre en place la stratégie qui permettra d’éviter le pire des cas. Vous me suivez ?

Oui.

LB : Si vous n’élaborez que le pire des cas, (si vous prenez la loi de Murphy pour une loi universelle alors qu’elle n’est censée s’appliquer que dans l’élaboration d’un worse case) … vous ne délimitez pas de champs des possibilités et vous perdez de vue que la réalité peut prendre un autre chemin. Vous quittez le champ de la prévision pour mettre un pied sur le dangereux terrain de la prophétie auto-réalisatrice. Après avoir prédit plusieurs fins du monde qui se sont effectivement réalisées, même seulement en partie, vous vous sentez investi d’un super pouvoir. Vous êtes alors un prophète confirmé.

Et vous pensez que tout ce que vous prédisez se réalisera.

LB : Vous avez sérieusement réduit le champ de vos possibilités.

La peur de l’échec cause l’échec.

LB : Peur de l’échec ou peur de réussir ? Quand vous vous sentez investi d’un super pouvoir, vous avez l’impression de contrôler. Vous vous dites : « J’ai encore foiré mais je l’avais prévu ». D’une certaine manière, vous êtes aux manettes. Admettons que vous réussissiez alors que vous ne l’aviez pas prévu ; la réussite qui est pourtant une bonne nouvelle se révèlera angoissante parce que vous ne l’aviez pas prévue et vous aurez l’impression de perdre le contrôle des évènements. Le pire des cas n’est jamais décevant. Le meilleur des cas quand il n’est pas prévu peut être perçu comme un accident de parcours anxiogène.

Quelle horreur !

LB : Vous êtes du genre à ne prévoir que des fins du monde ?

Ça peut m’arriver…

N’oubliez pas de prévoir de réussir, cela fera baisser votre anxiété face aux situations et si vous réussissez, rien ne viendra ternir votre bonheur, certainement pas la perte d’un contrôle illusoire. Bon, je dois vous laisser, je dois élaborer un « Worse Case » pour le lancement d’une nouvelle formation.

Seulement le pire des cas ?

LB : Non, j’ai déjà élaboré le meilleur des cas, il est beaucoup plus simple à imaginer. Quand tout se passe bien, il n’y a aucun obstacle à prévoir et à éviter.

Bon, je vous dis donc à demain, Lili Bulle.

LB : A demain, dans le meilleur des cas !

Alors, à dans la semaine, Lili Bulle.

LB : Ciao. Ne bullez pas trop !

Mauvaise estime personnelle et Procrastination : Qui de l’oeuf ou de la poule ?

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Bonjour Lili Bulle. De quoi allez-vous nous parler aujourd’hui ?

LB : Je vais vous parler du lien entre procrastination et mauvaise estime personnelle.

Ah oui, ce lien est souvent évoqué. Que pouvez-vous nous en dire ?

LB : Quand on me demande d’expliquer le lien entre procrastination et mauvaise estime personnelle, j’aime mentionner le paradoxe de l’œuf et de la poule. Qu’est-ce qui est apparu en premier : l’œuf ou la poule ? La mauvaise estime personnelle ou la procrastination ?

Décidément, vous aimez les métaphores animalières, Lili Bulle. Laissez-moi réfléchir, je dirais que c’est la mauvaise estime personnelle. C’est elle, la cause de la procrastination.

LB : Vous procrastinez parce que vous avez une mauvaise estime personnelle, mais à cause de votre procrastination, votre estime personnelle s’en trouve amoindrie, donc vous procrastinez encore plus. C’est ce que vous pensez ?

Oui, ça me paraît juste.

LB : Cela peut effectivement être un début d’explication. Souvent, la mauvaise estime personnelle, également désignée par la notion de « Mauvaise image de soi » est la résultante d’un décalage entre vos aspirations et vos réalisations personnelles. La poule aspire à pondre un œuf de gros calibre mais elle ne réussit à produire qu’un œuf de calibre moyen. Elle est donc déçue par son œuf. Elle sera peut-être amenée à nourrir des craintes quant à sa qualité de poule pondeuse et ne se sentira plus à la hauteur. Elle pourrait par la suite ressentir une anxiété chaque matin au moment de la ponte et finir par retarder le plus possible l’expulsion de son œuf de peur qu’il ne soit très en-dessous de ses aspirations.

Oui, c’est limpide. Pauvre poule ! Que doit-elle faire ?

LB : Elle n’a que deux solutions, soit elle revoit ses aspirations à la baisse, soit elle se donne les moyens de produire des œufs plus gros.

C’est logique. Que lui conseillez-vous ?

LB : Nos aspirations personnelles sont notre moteur. En l’absence de problème, ce sont elles qui nous motivent, nous communiquent l’énergie pour nous réaliser, c’est-à-dire faire correspondre nos aspirations à nos réalisations. Par contre, si nous plaçons la barre trop haut et que nous manquons d’indulgence et de bienveillance envers nous-mêmes, nous finirons comme cette poule qui n’ose plus poser une patte dans son poulailler.

Il faut donc revoir nos aspirations à la baisse.

LB : Pas forcément, mais il nous faut au moins être réalistes, non pas en ce qui concerne nos aspirations ; nourrir des rêves, avoir des projets est capital pour l’estime de soi. Mais nous nous devons d’être réalistes à propos de la vie en général et de la condition humaine en particulier … Personne, je dis bien personne, n’accomplit des exploits tous les jours. Notre poule était peut-être fatiguée ou la nourriture que lui a donné le fermier n’était pas assez riche ou encore peut-être notre poule était-elle stressée. Le stress a beaucoup d’impact sur le calibre des œufs. Elle doit impérativement se détendre et comprendre qu’il nous arrive tous de ne pas produire la qualité que nous espérons. Un œuf de calibre moyen, n’est pas dit « moyen » pour rien. Cela signifie que beaucoup d’oeufs sont de même calibre ou de calibre inférieur. Moyen ne signifie pas médiocre ! Un œuf n’est médiocre que quand il est bien en dessous de la moyenne. Et même dans ce cas, pourquoi le qualifier de médiocre, pourquoi ne pas tout simplement le qualifier de petit. C’est un petit œuf et ça arrive à tout le monde !

Cette poule est trop perfectionniste. C’est ce que vous voulez nous faire comprendre ?

LB : Si cette poule est autant déçue par son œuf, c’est parce que c’est une excellente pondeuse. Elle est habituée à produire des œufs de très gros calibre, et du coup ses standards sont complètement déformés. Elle pense que son œuf est médiocre alors qu’il est moyen. Elle ferait bien de regarder autour d’elle. Ainsi, elle réaliserait que les autres poules produisent tous les jours des œufs de calibre moyen et ne s’en portent pas plus mal. Elle n’est pas réaliste dans le sens où elle n’a aucune idée de ce que vivent les autres poules et de ce qu’implique la condition de poule en général.

Qui peut le plus …

LB : ne tolère pas le moyen et le qualifie de médiocre. Etre tolérant et bienveillant envers les autres comme envers soi-même est à la fois le signe et la nécessaire condition d’une bonne image de soi.

Donc vous conseillez à cette poule de mieux regarder autour d’elle ?

LB : Oui. La culture de l’excellence n’est pas mauvaise, au contraire, mais elle doit bien être comprise. En cette période de crise, je rencontre souvent des commerciaux en difficulté, qui voyant leur chiffre d’affaire stagner, perdent peu à peu confiance en eux. Je m’emploie à leur expliquer qu’en période de crise, réaliser en 2014 le même chiffre d’affaire qu’en 2007 est un exploit.

Euh … oui, c’est évident !

LB : Somme toute, même l’évidence est relative. Tout est question de perception. Quand vous avez été habitué à voir votre chiffre d’affaire progresser chaque année, au bout de cinq ans de stagnation, vous êtes tenté de vous remettre en question. Comme je dis souvent les aléas ont beaucoup d’impact sur l’excellence, alors qu’ils n’en ont quasiment pas sur la médiocrité.

Vous exagérez !

Non ! Bon, je dois vous laisser, j’ai un chiffre d’affaire à faire progresser.

Je vous dis donc à la semaine prochaine. Lundi ?

LB : Plutôt mardi, si ça ne vous dérange pas. Je vais passer mon lundi à prospecter !

Je vous dis donc à Mardi, Lili Bulle.

LB : À mardi. Ciao, ne bullez pas trop !

Lili Bulle vous raconte sa journée !

Newton et la Pomme

Bonjour Lili Bulle, de quoi allez-vous nous parler aujourd’hui ?

LB : Je ne sais pas trop …

Vous n’avez pas préparé votre article !

LB : J’ai eu une très mauvaise journée. Je me suis levé à 7h00 ce matin. Dans mon agenda, j’avais un coaching de 1h30 et un article de blog à rédiger. J’ai décidé de me mettre à la rédaction de mon article vers 8h00. Je me suis installé à mon bureau, j’ai réfléchi quelques minutes, mais comme je n’avais aucune idée de thème, j’ai commencé à surfer sur internet. Je suis tombé par hasard sur une vidéo « Comment réussir ma pâte à crêpes », puis de fil en aiguille, j’ai regardé plusieurs vidéos sur le sujet en les comparant, « La pâte à crêpes à la farine de Sarazin », « Crêpes salées, Crêpes sucrées », « Crêpes sans gluten » …

Vous comptez ouvrir une crêperie ?

LB : Non… J’ai fait un tableau comparatif des différents types de crêpes, recensant les recettes ainsi que les variantes constatées pour un même type de crêpes.

Vous devez être calée en crêpes maintenant !

LB : Plutôt oui … Bon ensuite, vers 10h00, j’ai préparé mon rendez-vous de suivi jusqu’à 11h00. Je me suis remis à la rédaction de mon article de blog, mais là, même rengaine, aucune idée … J’ai décidé de composer une chanson.

On peut l’écouter ?

LB : Non parce que je ne l’ai pas enregistrée. Je n’avais pas le temps car j’avais un article de blog à rédiger. Composer est une chose, enregistrer une chanson en est une autre. Donc à midi, j’ai mangé un sandwich, en réfléchissant à mon article de blog … toujours rien. J’avais mon coaching via Skype à 14h00.

Vous n’avez pas raté le rendez-vous ?

LB : Non. Après le coaching, je me suis remise à mon article. Et comme l’inspiration me manquait, j’ai décidé de faire le ménage.

Ah bon ?

LB : Oui. Souvent, les idées me viennent quand je m’y attends le moins. Pendant que je fais le ménage notamment. Donc j’ai fait à peu près 1h30 de ménage. Des tas d’idées me sont venues : un nouveau format de formation, un personnage de fiction que je pourrais exploiter dans mon prochain roman, une nouvelle façon de présenter l’approche systémique. Par contre concernant le blog de Lili Bulle : rien …

Ah… Et ensuite, vous avez fait quoi ?

LB : Vous m’avez appelé. Je me suis dit « Oh non, pas déjà ! »

Vous n’avez donc pas de sujet pour votre article !

LB : En fait, maintenant que vous m’en parlez, je me dis que la journée que je viens de vivre est assez représentative de la procrastination des créatifs. Je vais donc retranscrire ce que nous venons de nous dire. J’ai enfin trouvé un thème ! Je vous en remercie.

Je n’y suis pour rien…

LB : Si vous ne m’aviez pas appelé, je ne vous aurais pas raconté ma journée. Et je n’aurais donc pas eu l’idée de cet article.

Vous avez mentionné la procrastination des créatifs. Vous pouvez nous en dire plus ?

LB : Chez les créatifs, qui sont des penseurs intuitifs, la technique « Penseur de Rodin » ne fonctionne pas. S’asseoir à votre bureau dans l’idée de chercher une idée vous mènera toujours au même endroit, c’est-à-dire nulle part. Le processus de création se déroulant essentiellement dans le subconscient, vous n’y avez pas vraiment accès. Et donc, quand vous fouillez consciemment votre esprit à la recherche d’une idée, celles que vous trouvez sont des idées peu innovantes, des idées toutes faites que vous repoussez immédiatement. La bonne idée vous viendra souvent quand vous n’y pensez pas, dans une sorte de flux et reflux du subconscient vers la conscience qu’on appelle inspiration ou le fameux Euréka…

Comme Newton avec sa pomme ?

LB : L’Histoire a retenu qu’il faisait la sieste sous un arbre et que la pomme lui est tombée sur la tête. Ce serait ainsi que l’idée de l’attraction universelle lui serait venue. En vérité, il rêvassait sous un arbre…

Il méditait !

LB : C’est mieux … Donc il méditait sous un arbre quand il s’est dit que la force qui contraignait les pommes à lui tomber systématiquement sur la tête pendant la sieste était peut-être aussi celle qui maintenait la lune sur son orbite. Newton n’a pas découvert la pesanteur terrestre, mais la force d’attraction universelle : la loi de l’inverse carré étendue universellement. Qu’est venu faire la lune dans cette histoire ? Aujourd’hui, inclure la lune dans le périmètre de la gravitation terrestre paraît évident. À l’époque, c’était une pensée profondément novatrice. Le processus de la pensée novatrice, ou encore pensée divergente autrement appelé créativité nécessite que l’on puisse s’affranchir de toutes les idées que nous considérons consciemment comme acquises. La procrastination des créatifs est différente de celle qui peut se mettre en place chez les personnes dépressives. Le créatif a du mal à rester concentré sur une tache spécifique, parce qu’inconsciemment, il sait que le fruit n’est pas mûr, qu’il n’est pas encore prêt à lui tomber sur la tête.

Donc il s’intéresse à la pâte à crêpes.

LB : Parfaitement. Il s’intéresse à tout. Et d’un point de vue extérieur, il peut donner l’impression d’avoir des difficultés à se mettre à la tache. Il va aller rêvasser sous un arbre ou encore composer une chanson alors qu’il devrait être à son bureau en train de travailler… Le créatif possède une extraordinaire propension à saisir et associer les opportunités. Il combine les idées entre elles, mais pour nourrir et activer la machine, il lui faut faire tout un tas d’activités qui auront vocation ou pas à déclencher le processus créatif. La procrastination peut également s’inscrire dans une recherche de stress « motivationnel ». Le créatif travaille par à coup, il est capable de fournir une grosse quantité de travail en très peu de temps, il a donc besoin d’un certain niveau de pression pour puiser l’énergie nécessaire à son rythme naturel et effréné de travail. Par conséquent, il lui arrive souvent d’attendre le dernier moment pour s’y mettre. D’un point de vue extérieur, on peut se demander pourquoi il ne planifie pas plus, pourquoi il s’inflige un tel stress. Lui-même se le demande souvent d’ailleurs. Pour expliquer la quête de stress motivationnel, je fais souvent la comparaison entre un sprinter et un marathonien. Le créatif est un sprinter…

Et le lièvre et la tortue ?

LB : Pourquoi pas ? Le créatif lance beaucoup de projets mais n’en en mène à bien qu’une partie.

Et la tortue n’a qu’un seul projet mais elle arrive au bout !

LB : Parfaitement. Doucement mais sûrement. Par contre, préservé des accidents de parcours, le trajet de la tortue ne permet pas d’avoir des idées qui sortent vraiment des sentiers battues.

Et la cigale et la fourmi ?

LB : Même histoire. La cigale ayant chanté tout l’été … elle se retrouve bien dépourvue et contrainte d’improviser une chansonnette devant la porte de la fourmi, son amie, qui est peu prêteuse. Et c’est en chantant devant la fourmi qui lui reproche de ne pas avoir préparé son article de blog que la cigale a l’idée de lui raconter sa journée somme toute assez représentative de la procrastination spécifique au processus créatif. Sans la fourmi, la cigale n’aurait pas de public, pas de muse, aucune volonté et aucune idée.

Je n’avais jamais envisagé les choses ainsi. C’est une façon très originale de les présenter. Et je suis très content d’avoir pu vous aider, Lili Bulle. Je vous dis donc à demain.

LB : À demain ou après-demain …

Donc à la prochaine fois.

LB : Dans la semaine. Promis. Ciao, ne bullez pas trop !

Lili Bulle lance son blog le 11 septembre !

Lilibulle

Lili Bulle, pensez-vous que ce soit une bonne idée de lancer un blog d’aide aux procrastinateurs le 11 septembre ?

LB : Et pourquoi pas ? Je ne suis pas superstitieuse. Et si vous me permettez de parler un peu de symbolisme, je crois au contraire que le 11 septembre est une bonne date pour lancer un blog traitant de la procrastination. Souvent la procrastination est un bon moyen de détruire toutes ses chances de réussir. Ceux qui nous lisent ne me contrediront pas parce qu’ils ont mieux à faire.

Et un blog ? Êtes-vous certaine que ce soit le bon médium ? 

LB :  Je vois très bien où vous voulez en venir. Surfer sur Internet n’est pas la cause de la procrastination, mais son effet.  Sans même vous en rendre compte, vous vous retrouvez à suivre le fil d’actualité de Facebook ou de Twitter, à visionner en boucle des vidéos sur Youtube, et ce pour remettre à plus tard une tache qui vous enquiquine. La procrastination existait avant l’Internet. Il y a très longtemps, les procrastinateurs se cantonnaient dans des activités différentes, non moins étranges. Ils pouvaient passer des heures ou des journées entières à tricoter, à faire des réussites, à compter les pétales des fleurs … Quand je pense à toute l’énergie gaspillée pour s’éviter de faire si peu de choses !

Qu’est-ce qu’une bonne activité de procrastination ? Vous avez sûrement un avis ou des conseils à donner à vos lecteurs ?

LB :  Le procrastinateur cherchant à lutter contre le stress occasionné par une contrainte qu’il pense ne pas pouvoir affronter, il lui faut se cantonner à des activités abrutissantes, qui vont l’anesthésier et lui faire oublier son stress.

Une activité ennuyeuse ? 

LB :  Non et c’est là toute la difficulté. Abrutissante mais pas ennuyeuse. Les procrastinateurs s’enferment dans des activités qui leur plaisent tout du moins au début. Pour beaucoup d’entre eux, l’important c’est la notion de répétition. « Je fais, je refais, je continue, je persiste à faire la même chose jusqu’à l’écoeurement pour m’éviter de me lancer dans autre chose ». Un peu comme quand vous fixez une spirale qui tourne, au bout d’un moment, vous êtes complètement hypnotisés … La procrastination, c’est pareil. C’est une forme d’auto-hypnose ! Une bonne activité de procrastination doit être plaisante tout en étant répétitive.

Excusez-moi Lili Bulle, mais le but n’est-il pas d’en sortir ?

LB :  Bien sûr ! Mais il faut être réaliste, certains profils comme les créatifs ont besoin d’une récompense avant de se mettre au travail. Dans leur cas, la procrastination fait partie de leur mode de fonctionnement. L’important pour eux, c’est de ne pas se laisser dériver trop longtemps. Par exemple, je peux décider de me consacrer une heure à ma série préférée, « Game of Thrones » ou « House of cards » ou encore « Walking dead » et ensuite je travaille. J’ai eu ma récompense, je suis motivé pour travailler.

C’est plus facile à dire qu’à faire…

LB :  C’est d’autant plus difficile que souvent les procrastinateurs …

manquent de discipline ?

LB :  Non, manquent de structure. Ce sont des personnes très curieuses, très inventives, très souples, attirées par la nouveauté. La procrastination peut aussi être une façon de lutter contre l’ennui. Parfois, procrastiner, c’est juste chercher de la motivation.

Vous plaisantez !

LB :  Non. Mais je n’ai pas le temps de vous en dire plus, j’ai pris beaucoup de retard dans mon travail. Je dois visionner quelques vidéos sur Youtube pour me donner du coeur à l’ouvrage.

Nous vous disons donc à la semaine prochaine, Lili Bulle !

LB :  Ciao. Ne bullez pas trop !